dans un filet de voix trop claire
on entend gronder les Enfers
dans la rumeur d’une voix chère
la mort fait un bruit de tonnerre
dans un chemin qui fait rivière
le ciel recompte ses nuages
ils se mirent dans les ornières
on dirait le monde à l’envers
le ciel admire ses orages
dans ce chemin de bord de mer
il regrette les lavandières
qui festonnaient le bord des grèves
du temps de Félix et d’Eugène
quand Étretat et être là
se saluaient à coups de pinceaux
et Monet peignait sous des trombes
le ciel juché sur leurs tableaux
se disait quels drôles d’animaux
c’est si joli de voir cette eau
métamorphosée par l’essence
de térébenthine en corps gras
posé sur un enduit calcaire

