2025

LA BANLIEUE ÉTAIT BELLE (2006)

(Sur le tableau de Van Gogh « les ponts d’Asnières ») Que la banlieue était belleDans les yeux de Vincent Van Gogh !Toutes ces barques sur la Seine !Et cette silhouette à ombrelle ?À travers le siècle, éternelle,Auréolée de désir rougeAttendrait-elle ce rameur bleuDerrière elle ? accroupi, pêchantDans l’ombre une méditationEn forme de poisson d’argent […]

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BÉTAILLÈRE (2000)

Sur cette aimable bétaillère les messages publicitaires prolifèrent comme un cancer. Ma voisine en est bien d’accord ce nouveau modèle d’autobus est une horreur. Place perdue Coups de freins brusques Et cinq places assises potables les autres sont inconfortables. Avez-vous vu ? Quand on s’installe contre cette vitre à l’arrière à la hauteur de vos

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PANTOUM (2005)

Lui, il est sur le Nil, avecque sa famille. Une écluse vrombit, et le paquebot vibre. Elle, elle est à Paris. Il neige sur la ville. Hier, elle s’est commandé de nouvelles lunettes.   Une écluse vrombit, et le paquebot vibre Il a mal à la hanche. Pourtant, ce soir, on danse. Hier, elle s’est

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CARNET (2002)

Assise dans le parc Montsouris Je me sens plus vivante Si j’ouvre ce carnet Si quelques mots me perlent Au bout du porte-plume   Cadeau ou production ?   D’abord les mots Comme des petits drapeaux Des joujoux gais. Plus tard vient la pensée À l’œil plus sombre Et douloureux.

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IDÉES (2012)

  Idée, lorsque tu vins je te saluai. Tu étais belle et tu ressemblais à la grâce   Certains, comme moi, n’ont pas la grâce mais des idées leur viennent.   Quand ils marchent, notamment. Elles chevauchent des verbes   Comme des oiseaux les idées chantent dans la cage des muscles

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À QUI LIRE CES TEXTES (2012)

J’écris des textes où l’amour, la prière et l’absence, se mêlent ingénument.Chouette alors, se dit-elle,je vais à ce groupe de recherche spirituelle – mettons quelques guillemets –donner à lire ces textes où je me reconnais.Aussitôt, je suis triste. Non, ces textes sont faitspour des gens plus lointains, des horizons plus vastes. D’énigmatiques silhouetteschez qui l’on

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OLYMPIA (2016)

la question : se montrer trop dissemblable ? impardonnable ?? se révéler follement solitaire éperdument déshabillée comme la dame de Manet du déjeuner sur l’herbe je viens de la comprendre elle est dépareillée – fait tache certes on est tous dépareillés mais le montrer ?   Ne plus rimer en société ? j’ai peur d’émettre

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SANS TÊTES (1976)

Elles sont entrées sans leurs orteils les femmes fastes qui défilent. Elles ont pénétré sans leurs pieds piétiné le sol dans leurs têtes toi tu n’étais qu’une cigarette, bel analyste, sans cesse éteinte   Elles sont entrées sous leurs peaux vides avec leurs beaux calendriers qui n’étaient que des cendriers et elles ont essayé leurs

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PRÊTE-NOM (2017)

– à l’idée d’envoyer un poème signé de moi et que j’estime réussi à des gens que je connais –   Gênant choquant hyper-gênant d’être reconnue pour l’auteur de cela heureusement il y a celle-là qui signe de son nom androgyne mon dieu, quelle cuisine ! La honte est dans la gloire je le savais

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J’AI VOULU (2002)

J’ai voulu prendre Des couleurs qui n’étaient pas les miennes J’ai voulu voir La trace de mes gestes J’ai voulu imprimer quelque chose J’ai voulu voir qui se tenait derrière J’ai voulu voir qui j’étais par derrière J’ai voulu voir qui j’étais vue de dos J’ai voulu voir j’ai voulu J’ai voulu.

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MAIS POURQUOI DIEU DE DIEU N’AIMES-TU PAS LA POÉSIE ? (2017)

Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? Elle t’a mis des mauvaises notes ? Elle t’a bousculée ? Tu étais mauvaise en français ? Et l’intelligence, qu’est-ce qu’elle t’a fait ou pas fait que tu la traites avec tant de suffisance de complication intellectuelle ?? voire de pathologie ? Ô petite dame repue Qu’est-ce qu’elle t’a fait

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MA CONVERSION (1978)

As-tu encore ma force de te souvenir ? J’avais, ce printemps-là, trente ans, et le visage Plus souvent éteint qu’éclairé portait le masque De terribles lunettes noires en plein hiver, jusque Dans l’ascenseur et dans la cave, comme des yeux au beurre noir. Tu ignorais à quel point j’avais besoin de réverbérations, Et tu serrais

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