MERCI L’ÉRABLE (2009)
Qu’est-ce qu’on sait de la vie. Qu’est-ce qu’on sait de la sienne ? Qu’on rit. Qu’on se ment à soi-même Que c’est déchirant. Qu’on plie. Qu’on est naïf toute sa vie.
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Qu’est-ce qu’on sait de la vie. Qu’est-ce qu’on sait de la sienne ? Qu’on rit. Qu’on se ment à soi-même Que c’est déchirant. Qu’on plie. Qu’on est naïf toute sa vie.
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Conduis-moi éphémère sois glissant car je crains le balancement du train où m’emmènerait ce soir nocturne pèlerin une faim Bouche à bouche emmène-moi nocturne offre-moi une voix une virgule pour le dire pour le faire Pêchés du monde mes mouvements rouge sang dessinent à chaque instant le Temps
CONDUIS-MOI ÉPHÉMÈRE (2005) Lire la suite »
TRAINTRAIN (2000) Des trains des trains je veux des trainsqui m’emportent avec entrainlà où je suis et ne suis pasbien loin bien loinchoisissez tous ces mots conviennentbien loin de ma petite antienne Donnez-nous aujourd’hui notre train quotidien.
TRAINTRAIN (2000) Lire la suite »
souplesse articulaire taille élancée elle me tire une langue chargée d’éclairs j’attrape sa rivière de diamants bleus sous sa parure de vocables obscurs le dictionnaire a très bon caractère
SOUPLESSE ARTICULAIRE (2007) Lire la suite »
Je me suis trompée d’une lettre Ou bien d’une heure. Ou d’une fresque. D’un siècle. Ce matin, je ne sais que mettre C’est l’hiver. Je ne sais plus naître. Mes pensées sont un vestibule Dans leurs humeurs je déambule Il fait froid. Je ne sais plus mettre mes yeux en face de leurs deux trous
C’EST L’HIVER. JE NE SAIS PLUS NAÎTRE (2009) Lire la suite »
Reprier ma vie envoyer vœux in extremis aux oubliés de ma liste d’amis. Relire Pontalis Réviser mes brouillons Attraper l’aigrette des morts leur rendre la monnaie – arroser les syllabes asticoter les graines développer les herbes Jardiner le possible
REPRIER MA VIE (2016) Lire la suite »
limpide ou bien guindé va-nu-pieds ou griffu sans corset disloqué débraillé sans baleines dessellé ou difforme cagneux ou bien bancal il passe et me luxe la hanche l’ange, je m’en méfie : ce messager ne me dit rien et me demande à peu près tout c’est le jour d’aujourd’hui
JACOB ET L’ANGE (2006) Lire la suite »
Qu’est-ce qu’il y a de beau, qu’est-ce qu’il y a de bien ce matin, Seigneur, et que pourrais-je célébrer l’âme claire ? Voix entendues, musiques humaines, petit tintouin, Géraniums frissonnants, livres ouverts. Un dialogue aigrelet s’élance sur les ondes Dessous gronde et mugit une autre voix, profonde. Ô venue de très loin ! Baleine
CHANT DE LA BALEINE (2013) Lire la suite »
J’attends le busau ChâteletAu parapetParis scintilleD’un bateau-moucheglissent farouchesmille lumièresrasant de prèsla peau rugueusedes vieux palais Cils retrousséstraits remontésde chirurgieélectriséela tour Eiffellance un appel La nuit d’hivervibre légèreL’eau rajeunitson très vieux litque féeriecomme un torrentgonfle à l’envi Muse, vas-y !Voici le buset ses rébusoù tu t’amusesà ausculterles soliloquesendimanchésde ta psychéélectrochocémerveillé
J’ATTENDS L’AUTOBUS (2007) Lire la suite »
Ils arrivent à contre-flot se noient dans un sanglot Ils ressemblent à des mots ce ne sont que des lettres de toutes petites ivresses des sons élémentaires qui n’ont pas la moindre envie de se taire
ILS ARRIVENT À CONTRE-FLOT (2013) Lire la suite »
(Sur le tableau de Van Gogh « les ponts d’Asnières ») Que la banlieue était belleDans les yeux de Vincent Van Gogh !Toutes ces barques sur la Seine !Et cette silhouette à ombrelle ?À travers le siècle, éternelle,Auréolée de désir rougeAttendrait-elle ce rameur bleuDerrière elle ? accroupi, pêchantDans l’ombre une méditationEn forme de poisson d’argent
LA BANLIEUE ÉTAIT BELLE (2006) Lire la suite »
Eux et moi confondus Dans un je ne sais pas qui je suis ni qui j’aime Je roule à l’aise dans une parenthèse assise sur un do dièse et d’ailleurs qui je suis pendant la courte trêve je m’en bats l’aileron parallèle ronron à ma propre existence le sortilège aigu des roues d’acier m’exclut le
LA TRÊVE DU MÉTRO (2007) Lire la suite »
Je suis conne comme un balai brosse Comme une machine à laver je ronronne Comme une dame-pipi comme une secrétaire pure pomme, Comme un valet de plastique pur sucre, comme Une affiche de la Redoute dans le métro boule-gomme, Comme la foule assommée comme une bête de somme Je suis conne et superconne Pour
CONNE COMME UN BALAI BROSSE (1980) Lire la suite »
Sur cette aimable bétaillère les messages publicitaires prolifèrent comme un cancer. Ma voisine en est bien d’accord ce nouveau modèle d’autobus est une horreur. Place perdue Coups de freins brusques Et cinq places assises potables les autres sont inconfortables. Avez-vous vu ? Quand on s’installe contre cette vitre à l’arrière à la hauteur de vos
BÉTAILLÈRE (2000) Lire la suite »
Arrête d’avoir raison, dit-il. Tu as raison comme les gens fous. – Je t’écrirai, dit-elle, de l’autre côté, de la rive. – Tu en sais beaucoup trop. Si au moins tu pouvais oublier ce que tu sais. J’ai fait ce que j’ai pu. Maintenant j’ai atteint la limite. – Pauvre mec, dit-elle. J’étais ta démesure.
ARRÊTE D’AVOIR RAISON (2009) Lire la suite »
Lui, il est sur le Nil, avecque sa famille. Une écluse vrombit, et le paquebot vibre. Elle, elle est à Paris. Il neige sur la ville. Hier, elle s’est commandé de nouvelles lunettes. Une écluse vrombit, et le paquebot vibre Il a mal à la hanche. Pourtant, ce soir, on danse. Hier, elle s’est
PANTOUM (2005) Lire la suite »
Il a le hoquet ce matin le train Elle lit la Mo- Di-Fi-Ca-Sillon dont la couverture rappelle à propos que c’est un roman ferroviaire et pas métropolitain. Nez grec ventre rond elle a réussi à s’asseoir et lit la page 47 puis elle furète et semble perplexe regarde la fin prière d’insérer table des matières
IL A LE HOQUET (2007) Lire la suite »
J’en aurai fait des kilomètres dans le métro et dans le rer à regarder mes dissemblables à chercher mes semblables à mendier qui me plaît Il y en a si peu. Amours ratées qu’on aurait pu dans une autre existence accomplir crânes rasés lèvres en perce poches sous les yeux et sandwiches à l’œuf dur
J’EN AURAI FAIT DES KM (2010) Lire la suite »
Je voudrais bien savoir où est passé mon être Il a pris son congé, je crois bien. Ah, le traître ! À moi seule je forme un couple de jaloux. Elle veut vivre, mais lui veut lui tordre le cou Il a chassé ses amoureux dans le décor Il a les yeux luisants
OÙ EST PASSÉ MON ÊTRE (1986) Lire la suite »
Assise dans le parc Montsouris Je me sens plus vivante Si j’ouvre ce carnet Si quelques mots me perlent Au bout du porte-plume Cadeau ou production ? D’abord les mots Comme des petits drapeaux Des joujoux gais. Plus tard vient la pensée À l’œil plus sombre Et douloureux.
Monsieur le Temps me demande que sont mes projets. Je lui envoie mon gant à la figure. Vous avez dit projet ? Vous savez bien, pourtant, que ce sont toujours les autres qui vous accablent de leurs projets. J’aime bien faire ce que personne ne me demande. Ce n’est pas un projet, c’est une poussée.
POUSSE-TOI DE MOI, QU’ILS DISENT (2009) Lire la suite »
Raser ses prétentions, du moins en apparence. Faire la modeste On ne l’est guère, en fait, modeste. Ou bien on a dépassé ça ? Ayant beaucoup perdu on n’a plus rien à perdre ?? Ayant connu la chute d’Adam, le silence de Rimbaud ? Ayant chu ? Ou bien accepté tout bonnement Que
RASER SES PRÉTENTIONS (2006) Lire la suite »
Quel silence effrayant, m’écris-tu Et moi d’un ton léger réponds : turlututu ! C’est que je me suis absentée dans mes terres Étais-tu obligé de te taire ? Que nos messages deviennent laconiques ! Trois mots, deux phrases, on n’a plus la musique Ni le mot frétillard. De nos gosiers avares le dialogue asthmatique
QUEL SILENCE EFFRAYANT (2006) Lire la suite »
C’est le matin. Au petit jour, on rêve. Une fille chante avec une voix d’alto Belle et voilée. Je l’entends. Quelqu’un me demande par-delà les collines et le fleuve : Toi qui connais le chef de chœur russe pourrais-tu faire quelque chose pour développer cette voix ? Je dis : j’ai entendu cette voix, elle
VOIX DE RÊVE (1980) Lire la suite »
Je vous guette je vous guette je vous guettepetits boutons du rosier rougeJe vous prête je vous prête je vous prête –Ici je cale, que vous prêter de moi, que vous n’ayez déjà,en mieux, petits bubons honnêtes ?
PETITS BUBONS HONNÊTES (2004) Lire la suite »
Toute chose allongée attache avec souplesse son envie de dormir à l’horizon. Pieds et poings liés on lie conversation avec la filiation ah se pencher sur les années tassées cassées prétendument passées.
TOUTE CHOSE ALLONGÉE (2016) Lire la suite »
Plus jamais cette rage à talonner la planète, pour qu’elle tourne.« Plus vite ! Plus vite ! » Plus personne ne saura ce qu’était d’habiter ce torsetorture légèrede sentir battre en cet endroitun volume d’échange tiède Fracas félind’un cœur gros comme le corps
PLUS JAMAIS CETTE RAGE À TALONNER LA PLANÈTE (2009) Lire la suite »
Idée, lorsque tu vins je te saluai. Tu étais belle et tu ressemblais à la grâce Certains, comme moi, n’ont pas la grâce mais des idées leur viennent. Quand ils marchent, notamment. Elles chevauchent des verbes Comme des oiseaux les idées chantent dans la cage des muscles
La souffrance, c’est l’écriture. La balafre. La sérénité (relative), c’est la peinture. La couleur. Il y a la douleur, il y a la couleur.
DOULEUR COULEUR (2003) Lire la suite »
Des histoires sans paroles Un petit théâtre et des lettres que je n’ai jamais envoyées Des coups de fil que je n’ai pas donnés Des amours que j’ai négligées des adorateurs que je n’ai pas vus des histoires que je n’ai pas racontées et le mot « paresser » qui soudain m’apparaît
DES HISTOIRES SANS PAROLES (2015) Lire la suite »
Elle me dit ça commence bien c’est léger c’est aérien ça voltige comme un plumeau dans la poussière du mot mais tes chutes ma palourde terriblement lourdes font la morale au pékin Je lui dis je le sais bien au début tout seul ça vient porté par un ange ou un vent étrange il
CHUTE DE PIERRES (2009) Lire la suite »
Je grille d’envie de vous les lire mes petits billets de délire ou de déprime. Ils sont banals, mais c’est interdit. Je lis mal. Vous serez le mol arrivant aux yeux froissés par le sommeil Je serai le déferlement Je ne voudrai pas vous séduire je grillerai de mes désirs ça fera prendre le beau
JE GRILLE D’ENVIE DE VOUS LES LIRE (2009) Lire la suite »
J’arrive à Montparnasse mon train n’est pas au rendez-vous ma correspondance est foutue mon ami à très grande vitesse cette après-midi fait la sieste son machiniste est en grève ce soir je n’entendrai pas la mer battre sur la grève Je prends chez Paul un friand je pique-nique en attendant Bon. Je reviendrai demain
JOUR DE GRÈVE (2009) Lire la suite »
sur le quai Châtelet Jamais Maroussia n’assista À conversation plus vivace À deux pas l’un de l’autre ils tirent Les fils de la conversation Comme encordés à un rayon Et tout leur corps s’arme de signes Brillants d’imprécation Sur l’opéra du quai ils chantent L’avantage d’être muets Plus immobile est le jeune homme La
CONVERSATION DE DEUX SOURDS-MUETS (2006) Lire la suite »
Ô ma vie Tu es en poudre Tu me saupoudres De cent millions d’éclats d’épingle astres lointains qui cinglent miettes d’éternité sucrant mon pauvre thé À des années-lumière Le ciel noir m’éblouit Puis s’éclipse et se voile. Dans la douleur bleu nuit Ma peau privée d’étoiles S’affale.
MA PEAU PRIVÉE D’ÉTOILES (2006) Lire la suite »
J’écris des textes où l’amour, la prière et l’absence, se mêlent ingénument.Chouette alors, se dit-elle,je vais à ce groupe de recherche spirituelle – mettons quelques guillemets –donner à lire ces textes où je me reconnais.Aussitôt, je suis triste. Non, ces textes sont faitspour des gens plus lointains, des horizons plus vastes. D’énigmatiques silhouetteschez qui l’on
À QUI LIRE CES TEXTES (2012) Lire la suite »
Pas d’ange qui tiennepas de dieu qui surviennejuste entre terre et cielun désir d’entre deux un désir de gaîté là on se dit gagné !Comme tous les grands mélancoliqueson est extrêmement gai on rit on s’enthousiasme
ON EST EXTRÊMEMENT GAI (2017) Lire la suite »
Écrire, c’est comme être malade. On s’allonge sur un lit, on met sa tête sur sa main gauche et dans sa main droite un stylo. On fait l’amour avec son double. On écrit sur les draps du Temps. Oh, qui saura m’écouter pleurer ? Qui supportera mes arias ? Sinon en moi cet autre enfui Qui voudrait
ÉCRIRE, C’EST COMME ÊTRE MALADE (2006) Lire la suite »
Ben oui. Ça m’a pesé bien plus Je n’ai pas crû Comme je l’aurais dû Personne ne m’a poussée Personne ne m’a aidée non plus. Personne n’était là pour moi. Je m’appelais Non Plus. Je m’appelais non-moi Et pour moi ils n’étaient personne Tous ceux qui étaient là. Tous ceux à qui j’ai plu Comme
ÇA M’A PESÉ BIEN PLUS (2009) Lire la suite »
Guidon à la main Je froisse les herbes Enfourche la selle Le chemin crépite Contre le vent d’est Je vais à la ville Je ne peux décrire La lande splendide Ni le frisson vert Parfumant les airs Qui vient de la mer Vélo intrépide Liturgie légère Ton lit de fougère Balance mon
VÉLO À L’ÎLE D’YEU (2006) Lire la suite »
la question : se montrer trop dissemblable ? impardonnable ?? se révéler follement solitaire éperdument déshabillée comme la dame de Manet du déjeuner sur l’herbe je viens de la comprendre elle est dépareillée – fait tache certes on est tous dépareillés mais le montrer ? Ne plus rimer en société ? j’ai peur d’émettre
OLYMPIA (2016) Lire la suite »
Oh là là ! Tout ceci ! tout cela à connaître à naître avec tout ça, renaître, ou bienfaisante pour la première printanière moisson printanière foison la première la dernière, à bien faire, c’est tout un le pactole et la profusion la fortune les murs sont tapissés de la première envie de vivre qui murmure
PRÉCIEUSEMENT DANS MA BIBLIOTHÈQUE (2017) Lire la suite »
Passants considérables : j’aime cette expression. Passez, vous que je considère ! Astres blottis dans le fond des syllabes dans le recoin des pas perdus et sous le chapiteau des gares (dans le pinceau des phares) grands égarés grands réprouvés retrouveurs d’heures retrouvez je vous en supplie mes heures car je les ai
LES HEURES PASSEUSES (2017) Lire la suite »
Elles sont entrées sans leurs orteils les femmes fastes qui défilent. Elles ont pénétré sans leurs pieds piétiné le sol dans leurs têtes toi tu n’étais qu’une cigarette, bel analyste, sans cesse éteinte Elles sont entrées sous leurs peaux vides avec leurs beaux calendriers qui n’étaient que des cendriers et elles ont essayé leurs
SANS TÊTES (1976) Lire la suite »
– à l’idée d’envoyer un poème signé de moi et que j’estime réussi à des gens que je connais – Gênant choquant hyper-gênant d’être reconnue pour l’auteur de cela heureusement il y a celle-là qui signe de son nom androgyne mon dieu, quelle cuisine ! La honte est dans la gloire je le savais
PRÊTE-NOM (2017) Lire la suite »
(Quelqu’un me dit : « tu es bien mal entourée ! – Ah, ce « bien mal » ! Intéressant comme la vie même !)
PARENTHÈSE (2017) Lire la suite »
dans un filet de voix trop claire on entend gronder les Enfers dans la rumeur d’une voix chère la mort fait un bruit de tonnerre dans un chemin qui fait rivière le ciel recompte ses nuages ils se mirent dans les ornières on dirait le monde à l’envers le ciel admire ses orages
DANS UN FILET DE VOIX TROP CLAIRE (2009) Lire la suite »
Seigneur, maintenant, ça suffit, parle-moi ! Seigneur, maintenant ça suffit, parle à travers moi ! vas-y ! Souffle et traverse ! Transperce ! Expire à travers moi ! Ne retiens plus, vieil avare, tes largesses ! lorsque tu m’aperçois Cesse de bomber le torse ! Dégonfle-toi et souffle mets ton tonneau en perce
SEIGNEUR, MAINTENANT ÇA SUFFIT, PARLE-MOI ! (2009) Lire la suite »
D’aussi loin que je me souvienne j’ai su très tôt que je ne saurai pas Très jeune, à dix-neuf ans, j’ai donc su la seule chose qu’il y a à savoir sur terre Je faisais ma philosophie J’étais rieuse je mettais mes yeux dans les œuvres Ce n’était pas la bonne manière d’être curieuse Pour
D’AUSSI LOIN QUE JE ME SOUVIENNE (2009) Lire la suite »
Quelqu’un que j’ai beaucoup aimé naguère et qui me le rendait me le rendit m’accueillait en clignant et glissant « bonjour vous » et j’adorais ce vous dénué de précision. Hélas au fil des vérités des demandes des réponses et des sincérités des refus et des pièges et des malentendus de ce filou de temps
QUELQU’UN QUE J’AI BEAUCOUP AIMÉ (2013) Lire la suite »
Un vieux truand a oublié Ses étincelles Dans l’escalier. Un enfant passe D’une pichenette Envoie les belles En plein dans le mille Et dans le ciel. Les escarbilles À nouveau brillent Le truand Apaisé Reprend son ancien métier Armé d’une truelle Le voilà à nouveau Carreleur Arpenteur cafetier Laveur d’astres
UN VIEUX TRUAND A OUBLIÉ (1978) Lire la suite »
j’ai fourbu ma superbe ne parle plus qu’aux herbes Sans avarice, à flots et gratis pro deo au guichet des béances les dieux en déshérence versent leur impatience ou leur munificence dans ma petite radio les voici qui balancent leur transe à mon hublot toi et moi, marions-nous faisons une chimère un homme à bec
J’AI FOURBU MA SUPERBE (2009) Lire la suite »
Mes chers enfants, faut-il attendre que je meurePour vous dire merci ? De ces petits bilans j’ai peur :Balbutiements, remerciements, chutes, mots de la fin,Ne faut-il pas plutôt dire « chut ! » ? Je crains soudainDe me voir si peu dilatoire, moi qui remets tous les jours à demainNe serait-ce pas le signe que
MES CHERS ENFANTS (2005) Lire la suite »
J’ai voulu prendre Des couleurs qui n’étaient pas les miennes J’ai voulu voir La trace de mes gestes J’ai voulu imprimer quelque chose J’ai voulu voir qui se tenait derrière J’ai voulu voir qui j’étais par derrière J’ai voulu voir qui j’étais vue de dos J’ai voulu voir j’ai voulu J’ai voulu.
J’AI VOULU (2002) Lire la suite »
Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? Elle t’a mis des mauvaises notes ? Elle t’a bousculée ? Tu étais mauvaise en français ? Et l’intelligence, qu’est-ce qu’elle t’a fait ou pas fait que tu la traites avec tant de suffisance de complication intellectuelle ?? voire de pathologie ? Ô petite dame repue Qu’est-ce qu’elle t’a fait
MAIS POURQUOI DIEU DE DIEU N’AIMES-TU PAS LA POÉSIE ? (2017) Lire la suite »
Elle court elle court la demoiselle Après le bus dont les freins bêlent Robe épanouie les yeux brillants Transfigurée le cœur battant D’un si petit événement. Son sang circule. Elle est très belle.
L’ÉPOUMONÉE (2007) Lire la suite »
Me voici sur le site du Printemps des poètes tous ces noms à la queue leu leu et si peu que je connais, si peu lorsque l’un me dit quelque chose, je cliquète sur son nom, vague réminiscence où donc en ai-je entendu l’existence et je m’enfonce alors parfois dans la perplexité de ces vers
ME VOICI SUR LE SITE DU PRINTEMPS DES POÈTES (2009) Lire la suite »
j’fais pas partie de la famille Est-ce que c’est moi qui leur ai dit ? Est-ce que c’est eux ? Fifty fifty Je suis à part je suis née fille j’suis compliquée ou j’suis tordue j’suis un esprit faux un bas bleu tu m’en as tellement dit maman Je me complais dans ce roman
J’FAIS PAS PARTIE DE LA FAMILLE (2009) Lire la suite »
As-tu encore ma force de te souvenir ? J’avais, ce printemps-là, trente ans, et le visage Plus souvent éteint qu’éclairé portait le masque De terribles lunettes noires en plein hiver, jusque Dans l’ascenseur et dans la cave, comme des yeux au beurre noir. Tu ignorais à quel point j’avais besoin de réverbérations, Et tu serrais
MA CONVERSION (1978) Lire la suite »
Mets ton manteau mets ta carcasse Mets ta cuirasse de poulet Frictionne bien tes côtelettes Bouge, ô ma reine circonspecte ! Dans l’arène, le rasoir roule Tremble l’araignée qui rouspète Mets ton manteau mets ta casquette Mets ta vertu de palissandre au vestiaire, l’instant nous presse Ta camisole de faiblesse. Accroche-la à des caresses.
MANTEAU (2008) Lire la suite »
Tomber, tomber, est-ce un hasard ? je me suis souvent étalée Dieu merci, j’ai le corps très mou Quand je tombe, même pas mal, c’est fou ! Je me relève dans le square Pas sonnée, me frotte le genou à Levallois j’ai rendez-vous et je suis en avance, c’est tout Quels beaux immeubles,
JE SUIS TOMBÉE PAR HASARD SUR (2009) Lire la suite »
Rappelez-vous Je vous portais sur la hanche Vous chevauchiez ma hanche La gauche Toujours la gauche Côté du cœur Contre mon cœur je vous sentais Chaleur de mes enfants Rappelez-vous J’ai été la jument Et le premier cheval J’ai été la cavale Et je riais en vous portant Mes petits cannibales
SUR LA HANCHE (2007) Lire la suite »
J’avais treize ans et je n’étais pas belle. J’avais treize ans. Le monde était ma mère. Le monde était aimé scruté sondé touché avec violence grandiose insondable géante c’était l’adolescence l’état continu de naissance qui s’ajustait exactement aux pores des eaux, des arbres, des collines et des prés J’étais une entêtée. Je marchais extasiée.
J’AVAIS TREIZE ANS (2009) Lire la suite »
Il y a que la bibliothèque ferme deux heures plus tôt à cause des grèves Il y a que malgré moi je vis à l’heure universelle comme ça je n’ai pas l’impression que je suis en retard Il y a que ce matin il y a du soleil dans la cuisine et que
IL Y A QUE (2019) Lire la suite »
Collier d’une continuité clignotant dans l’intermittence visage de première fois sourire de dernière chance sourire allumé sous la frange c’est aujourd’hui c’est jamais plus Nous nous saluons. Il fait noir petit instant de l’univers c’est pour toi qu’on écrit ces vers Cet amour immense et fragile Tu y consens par la fenêtre
COLLIER D’UNE CONTINUITÉ (2012) Lire la suite »
Quand j’écris « pas », l’ordinateur le traitement de texte Open Office sa mémoire est un précipice complète en ajoutant « sionnée » je n’ai pas bien compris pourquoi il retient cette désinence parmi tant d’autres en puissance les machines ont de ces malices c’est amusant, ce ‘passionnée’ ô machine interlocutrice tu me
LA MACHINE QUI INTERVIENT (2009) Lire la suite »
Un jour de mélancolie ordinaire je suis allée au cimetière pique-niquer au Kremlin-Bicêtre Plutôt que d’aller au resto je sortis donc de mon bureau franchis l’avenue de Fontainebleau où grondaient bus et tombereaux puis m’enfonçai à pas petits dans ce lieu-dit dans ce lit clos où bruissait l’âme des tombeaux J’y admirai les arbres verts
MON ÉPITAPHE (2007) Lire la suite »
Tes mots sont doux tes mots sont suaves Ils sont exquis. Moi, j’ai la rage. Caresses du vent baisers fleuris Tendre personne effleurements Baiser secret sorcière douce Tels sont les mots que tu m’écris Or, moi, je te réponds ceci : cartonneuse, ennemie, distance jours languides et roc intraitable pariétaire, crassulescence aspérules à
TES MOTS EXQUIS (2005) Lire la suite »
« Enfin tu es venue avec tes jambes avec tes galbes avec ta jupe en bon état et tes lombes dansantes simple comme une allure venue de si près que je ne t’apercevais que trouée par l’absence pourtant tu étais là prière si légère que je ne te sentais pas
ENFIN TU ES VENUE (2012) Lire la suite »
Si, quand vous vous parlez à vous-même, vous vous surprenez à vous vouvoyer… Si vous en avez marre du Moi Je (et pas seulement de celui des autres) si vous n’êtes pas assez despote pour clamer à la fois « le roi dit nous voulons » et « l’État, c’est moi » si vous
SI, QUAND VOUS VOUS PARLEZ À VOUS-MÊME (2010) Lire la suite »
Épaules pincées je te retiens matin au fil à linge au fil qui ne tient qu’à un fil j’étends les secondes lumineuses et j’accroche tout humide l’amour tendre je tends vers le ciel mes deux bras Ils grandissent Plus loin sur le chemin Quelqu’un chante
ÉPAULES PINCÉES (2012) Lire la suite »
À l’heure des indulgences plénières je dessine à l’encre de chine des petits hommes difformes. Ou bien : À l’heure des indulgences plénières je lessive à l’encre de Chine mes mauvaises pensées.
Voilà. C’est une journée ordinaire. Un dimanche Où j’ai du mal à me lever. Comme si De mes projets d’hier j’avais tout oublié Et que le monde était dans cette ouate blanche À rebâtir de fond en comble. Aucune continuité. Course contre la dune qui chaque nuit m’ensevelit. Course contre la lune. Panne de mémoire.
JOUR ORDINAIRE (2004) Lire la suite »
Dans ce fatras J’écris. Je me relis Je ne me sens pas bien. Danse, fatras.
DANS CE FATRAS (2012) Lire la suite »
Winnicott en personne Spinoza pourquoi pas quelqu’un sonne. C’est Bergson. Jankelevitch fait le derviche de sa bouche s’élève comme une torche une spirale de doubles croches devant cinquante élèves il évoque Debussy je suis un gros poisson accroché à l’hameçon de ma fascination Tout ce zoo sur mon dos tous ces maîtres tous
TOUT CE ZOO SUR MON DOS (2012) Lire la suite »
Solo de flûte Voix qui s’élève A cappella Ce soliloque Est un duo Le partenaire Ne dit mot Solo de flûte le temps ployé Fait résonner Ce qui sur terre Est sans office Doigts sans emploi La guitariste Femme perdue Loin de tout rôle Vacille et frôle Les touches noires De la mémoire
LE TEMPS PLOYÉ (2006) Lire la suite »
AH ! SI C’EST UN ÊTRE dans une série d’ÊTRES, si c’est le plus gros de la liste si c’est la tête de liste le chef de bande le pdg le caïd Ah, si c’est le plus gros d’une série, excusez DU PEU : pas intéressant ! – Et si c’est ce que
OH, MY GOD !! (2013) Lire la suite »
dans ce passage avide dans ce flux d’arrogance dans ce peu de conscience cette inintelligence ce transitoire éveil dans ces transpirations ces molles impatiences je déclare : aujourd’hui VENDREDI on est donc aujourd’hui ? oh le bel ennemi ! déjà seize heures dix-neuf ! Et le monde à construire
DANS MON TOUT PETIT JE (2015) Lire la suite »
le jour où j’ai rencontré l’impuissance où j’ai su que je ne pourrais plus bouger mon gros lit ni porter le meuble démantibulé à tiroirs qui encombre la salle de bains pour le déposer sur le trottoir le soir où j’ai demandé à ma fille de descendre dans la rue cette lourde plaque cette vieille
LE JOUR OÙ J’AI RENCONTRÉ L’IMPUISSANCE (2013) Lire la suite »
Si je marchais marchais dans ta combine dans tes soupirs banane dans tes désirs d’organe dans tes gestes épais chavirais courtisane si Marie la boiteuse Marie la Gallicane ne prenait plus jamais sa canne pour descendre dans les orties Monsieur tout à l’envers n’entend pas les appels du pied on a beau être une harpie
SI MARIE LA BOITEUSE MARIE LA GALLICANE (2012) Lire la suite »
Ah, le petit bruit du démarrage de l’imprimante ! Cliquetis généreux, qui me grommelle entre ses dents mystérieusement noirâtres : « ça marche » or, j’aime que cela marche. J’aime que cela s’imprime Et je prie le destin : imprimez, je vous prie, avant que je ne meure sur la peau du grand Être un morceau de cette heure
CLIQUETIS DE L’IMPRIMANTE (2016) Lire la suite »
on ne m’a pas donné la clé vous voyez bien que je la cherche ils ne m’ont pas montré les gestes le mode d’emploi ils l’ont traduit de l’anglais en chinois et ensuite en globish et à phrases que veux-tu ils ont tapé sur le bouton d’un traducteur automatique et je n’ai jamais
ON NE M’A PAS DONNE LA CLÉ (2013) Lire la suite »
Les enfants qu’on a exhibés sont comme les animaux du zoo : ils ont besoin de se cacher. ils bousillent les évidences tricotent des ombres cherchent Eurydice parlent avec Ulysse tchatchent avec Flaubert caressent le chat Bébert croisent dans la rue quelques grands disparus Certains regards sont des poignards
LES ENFANTS QU’ON A EXHIBÉS (2016) Lire la suite »
L’énergie du désespoirest arrivée à 15 h30Je t’attendais à seize heuresQue me vaut l’honneur ?L’encre de Chine a de l’espoirle pinceau a la tremblotele vent qui glisse vers le soirse prend pour l’ange ou la hulotteet le jour se prend les bottesdans les ailes d’un baiserqu’on ne lui a pas donné
L’ÉNERGIE DU DÉSESPOIR (2015) Lire la suite »
Comment j’ai pu écrire une chose pareille ? J’en suis encore baba. Non, ce n’était pas moi. Je voudrais qu’il repasse… je voudrais qu’il revienne Je ne sais quand il vient. Il ne sonne jamais. À quelle heure est-ce, au juste ? Le soir ? Ou le matin ? Je ne l’ai pas noté.
JE VOUDRAIS QU’IL REPASSE (2018) Lire la suite »
Chez nous, tout est violent. Le désir d’aimer, le désir d’être aimé. L’envie de pleurer. Ne pas y arriver. Le mutisme. Les mots qui s’étranglent, et ceux qui se bousculent. Les peurs. Les terreurs. Les élans. Les curiosités. Les bons sentiments.
CHEZ NOUS (2017) Lire la suite »
Ce matin je ne retrouve pas ma deuxième chaussette je l’ai lancée pourtant hier élégamment sur le tapis blanc en m’endormant j’étais au fond de mon lit j’écoutais distraitement la voix de Michel Cazenave émission du samedi je n’avais plus froid aux pieds la laine me grattait et hop, je jette élégamment les deux
DEUXIÈME DISPARITION (2008) Lire la suite »
C’est très curieux. Ce Facundus me plaît bien plus qu’il ne faudrait. Des Beatus je crois que c’est mon préféré. J’ai tant passé de temps à regarder les coups de plume et de pinceau de ces moines scribes, enlumineurs, étaient-ce de grands savants, des érudits ? des barbouilleurs ou des génies remplis d’enfance ? Équilibrant
FACUNDUS ET LES BEATUS (2013) Lire la suite »
TRISTE ET GAIE (2007) Souvenez-vous qu’elle était triste et ne voulait pas le savoir Souvenez-vous qu’elle était gaie c’était encore en son pouvoir Souvenez-vous qu’elle était seule et que l’objet de ses amours était perdu depuis toujours Et ce fut Dieu. Ce fut un ange. Ce fut le Temps, ou une frange
TRISTE ET GAIE (2007) Lire la suite »
Au bout de mes doigts Le ciel joue aux billes Un orage brille un corps se raidit le chasseur transi d’un pays fini boit à la goulée une giboulée de mélancolie un cirrus déplie son inaccompli un cumulus crève Oblique défaite débonde et déverse d’un geste immobile en subite averse sa jupe plissée
AU BOUT DE MES DOIGTS (2006) Lire la suite »
Eh oui, j’étais poreuse. Est-ce un méfait ? Je faisais un petit boulot. Discontinu. Horaires émiettés. Entre deux rendez-vous je n’avais pas le temps de rentrer chez moi. J’attendais. Dans les squares je stationnais. Pendant des heures Restais dans l’entre-deux, à bâiller aux horloges. Dans la ville je marchais. Dans la banlieue passais des ponts
J’ÉTAIS POREUSE (2006) Lire la suite »
Comme on se gratte la nuque lorsqu’on lit dans le métro ! Par habitude sur une oreille où le soleil mâchonne un lobe une jeunesse aux cheveux lisses ses trois doigts glisse. Sur un tableau d’ordinateur plus loin se plie penchée courbée presque lovée une princesse Sourcils froncés elle corrige elle redresse Ongle inspecté bague
COMME ON SE GRATTE LA NUQUE – RER A le 26 mars 2007 Lire la suite »
J’avais en ce temps-là une sorte de grâce L’innocence en mes pas déployait ses filets je pêchais l’énergie qui s’enivre du pire L’innocence à mes pieds attelait ses reflets Je traversais les ponts comme on sort de ses gonds Je franchissais la poudre et l’arrière-saison Mes souliers dérivaient vers l’ultime raison De pétrir l’eau
J’AVAIS EN CE TEMPS-LÀ UNE SORTE DE GRÂCE (1977) Lire la suite »
Les voici donc, les mots qu’on a barrés Du texte précédent ! Tous ces points d’orgue redondants Ces rots rajoutés ces redites Gravés de leur satisfecit ! On n’a pas pu les sacrifier On les a déterrés On désirait qu’entre ces mots bien lourds siffle l’oiseau du jour. Qu’entre les lignes et les barbelés
QUAND ON ÉCRIT (2006) Lire la suite »
Bizarre comme les hommes veulent tous m’appareiller. J’achète un gros ordinateur moderne sous la pression de l’un, Il m’offre pour Noël trois mois d’adsl Un autre, ami très cher, n’a vraiment aucun temps à m’offrir, que des instants volés, Sa vraie vie est ailleurs et il vient m’installer des copies piratées de logiciels très chers.
APPAREILLÉE (2005) Lire la suite »
j’ai rien compriselle allait malelle me l’a ditgrosse déprimene jamais faireaucun bilan par mauvais tempsni en décembrelorsque la nuittout envahit j’ai rien compriselle allait malvoilà pourquoielle s’accrochadistinguéeà mon oreille à mon silenceelle voulaitse persuaderintarissableôqu’allait sa vietrès bien merci elle s’enfonçaitelle s’agrippaitj’ai rien compris mauvaise amie !
J’AI RIEN COMPRIS (2007) Lire la suite »
Encore une fois la nuit de Pâques Encore une fois la grande désillusion Le pope est en pleine dépression Et dans sa grande humilité m’envie De ne plus trop y croire et de venir quand ça me chante Pour y trouver encore un peu à boire Car lui est accablé de devoirs Il n’a plus
ENCORE UNE FOIS LA NUIT (2015) Lire la suite »
Je dirai Je dirai : Peste ! J’ai bien le droit De raconter des faits et gestes Je dirai Je dirai : Certes ! C’est moins joli cela verse Les mots brinquebalent C’est tout un bric-à-brac dans la charrette Il y aura du récit dans le gaz ce ne sera pas clair Il
POÉSIE IMPURE (2006) Lire la suite »
Aujourd’hui, je n’ai pas été travailler Je rattrape ma RTT. Je suis toujours perdue si je ne travaille pas. J’ai dans la tête une injonction venue du fond des généalogies venue du fond des grottes de Lascaux : « Il faut produire ». * Assise dans le parc Montsouris Je me sens plus vivante
RTT DE LA CORRECTRICE (2002) Lire la suite »
Il entre majestueux vêtu de blanc Par l’allée centrale à pas solennels Et son estomac bombé le précède La salle est comble. Il gravit l’estrade, Tapote le micro, se raclote la gorge Deux cents regards sur lui se dardent Certains déclenchent leur magnétophone D’autres ouvrent leur cahier. Docile instant Ses cheveux blancs son
PHILOSOPHE RUE D’ULM (2006) Lire la suite »