Journal

Correspondance.
De Do à MariNo, et réciproquement

Le journal de Marie-Noëlle Mathis – Dominique Proy, de 1960 à 2020.

13 DÉCEMBRE 2015. TOUT CE TERREAU REMUÉ

À la recherche du numéro sur les grands-parents, et de l’article de N. de la Perrière, vous feuilletez fébrilement ce matin la collection de Dialogue qui emplit les deux rayons hauts du placard de votre chambre. Avec, devant, pieusement conservé mais en boule, en tapon (tapon, mot de ma mère), le dessus-de-lit blanc indien brodé […]

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24 AVRIL 2016. POÈMES D’ANNIVERSAIRE

Bon. Tu vas faire des frais. Du papier. De l’encre. C’est cher, l’encre d’ordinateur. Et le papier. Plein de papier. Plein d’exemplaires. Aux quatre vents. À un tas de gens. Comme des graines de pissenlit. Pfffftttt! Pssssittt ! Perroque. Répète. Et songe Songe songe Céphise tu as encore raté le jour. Ratage et raturage. Un seul

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21 MAI 2006. AH QUE CETTE VALSE.

écrit sur le boulevard saint-Michel Ah que celle valse insensée drosséescintillant du moindre baiserLaisse la traînée sur ma peauD’argent que font les escargotsLuisants d’humide glissando_____________Ah que cette valse boisée cette trace moiréeAh que cet ourlet ah que ce ressac drosséAh que ce tango Ah que ce temps arraché… Alceste vous valsezAlceste vous pleurezVous mon portrait

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25 NOVEMBRE 2016. LE CIDRE RAISON

Écrire, c’est faire retraite. Écrire, c’est méditer. Écrire, c’est s’arrêter. Écrire c’est galoper. Écrire, c’est se souvenir. (Ce, en contrepoint de ma lecture du livre d’Abdennour Bidar Histoire de l ‘humanisme en Occident. Avec entre autres une lecture de Job que je trouve très frappante, on édulcore tellement la Bible ! les textes ! les livres !

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14 OCTOBRE 2015. AUX BEAUX-ARTS. L’INSTANT LEILA

Je suis stupéfaite du dessin de Leila. Leila a pigé Saisi Touché. Quelque chose que je n’ai pas vu. « Comment tu t’appelles ? – Leila. Je joue les grandes aînées conseilleuses : – Si je puis me permettre… C’était mieux en noir et blanc, avant que tu aies fait le fond en jaune… plus fort en noir

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SEPTEMBRE 2011. JE CHERCHE QUELQU’UN QUI FASSE L’AFFAIRE

. Je cherche toujours quelqu’un. Compulse sur Internet bribes d’info voire d’indiscrétions sur le psychanalyste dont m’a parlé Toto en décembre 2009 quand je lui ai dit non sans raison « qu’il ne faisait pas l’affaire ». Non, mon vieux, vous ne faites pas l’affaire. Ou plus exactement, si vous la faites, c’est parce que très précisément

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NOVEMBRE 2011. DE LA VIE À NE SAVOIR QU’EN FAIRE

Mercredi 2 novembre 2011 Venu à bout. Rendu un texte à Marianne pour son « Jude » (Jude de Jude de Jude de Jude !!) (aphorismes dans bouteille à l’amer, je l’aurais fait, et merde, comme je vous l’ai dit ça vaut mieux d’envoyer quelque chose et qu’on le refuse que de renâcler devant l’obstacle. – Mmww).

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26 JANVIER 2009. PETITS TABLEAUX D’UN AUTRE MONDE

Souvenirs pour Shérane Je viens d’un autre monde, chère enfant.Quelques souvenirs en vrac.D’abord, le débarquement. La maison est petite, le temps radieux. Le village s’appelle Maillebois. Mon père ouvre la grille. Avec nous, il y a Totti. C’est mon frère. Maman, elle, n’y va pas. Elle reste, à cause des jumeaux. Nous, nous allons à

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2005. CLÉA et DOMINIQUE – ou UNE INTERLOCUTRICE MUETTE QUE LA COLÈRE ÉTOUFFE

NOVEMBRE 1981. Encore un dimanche que j’ai passé à préparer ma mort c’est-à-dire à écrire, plutôt qu’à m’occuper des vivants, Clara et Bo, qui, l’un, regarde la télévision, l’autre, gelée, s’enveloppe de lainages dans sa chambre et travaille (je suppose). Je suis triste. Rémy qui a passé les vacances de la Toussaint ici avec un

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19 DÉCEMBRE 2006 – MAIS L’ÉDITION PAPIER C’EST MORT

Mon fils aîné s’esclaffe lorsque cessant mes cachotteries Et prenant mon courage à deux mains à Montreuil je lui dis que je cherche un éditeur pour mes poèmes de nuit. Je veux, lui dis-je, émerger au grand jour, cesser de murmurer des confidences à de simples tiroirs. Et le voilà plié en deux de rire 

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6 NOVEMBRE 2006. À B. IN PETTO

« M’identifier à toi, te prendre pour modèle » Oui, j’ai écrit cela à Bérénice. Cela l’affole et lui déplaît. Elle me vole dans les plumes, me met en demeure de m’expliquer. Trajectoires différentes. Suivre ta trace ? Ou te suivre à la trace ? (Bizarre mes lapsus : j’écris Travers, Tracas, gravats, Travée, Entrave…) Je rouspète, je

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2006. À BÉRÉNICE

De: « Marie-Noëlle » À: « Bérénice » Objet: Re: Vivement tes poèmes Date: samedi 4 février 2006 20:04 —————————————— Pas facile, d’envoyer ses poèmes en chantier à imprimer à autrui ! Heureusement que c’est toi !! (Tu peux lire, j’aimerais même, mais tu n’es pas obligée)… (Bizarre, c’est comme si mon ordinateur sagace s’était mis en panne d’imprimante

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17 MARS 2006. MALAISE AVEC FRED

Retour de Vallouise. Perte de continuité. Je peignais, peignotais. Ça s’interrompt. Écrire un poème par jour, depuis début 2006, interrompu aussi. Cassé. Exercice peut-être lié à ma correspondance avec Fr ? Sans doute à une croyance, une foi, une espérance, concernant cette relation. Qu’on allait inventer quelque chose, ouvrir un sentier inédit dans la jungle des

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20 MARS 2005 C’EST BIEN LA PREMIÈRE FOIS QUE QUELQU’UN ME DIT « DORS BIEN » À SEPT HEURES DU SOIR

Demain le printemps. Hier soir, travaux écrits de binage, labourage de plates-bandes. Qu’est ce qui va sortir de ces retournements de terreaux ? Feuilles mortes en décomposition, jeunes pousses d’un vert acide ? Quelle musique composer de l’instantané des propos qui fusent, alouettes ou mésanges, et du chant oublié de la mémoire ? Avec ces énormes

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DÉCEMBRE 2004 EST-CE AINSI QUE NAÎTRAIT L’ŒUVRE (DE LETTRES PAS ENVOYÉES) ?

Le 1er décembre 2004 Document joint (pas envoyé) Frédéric, serais-tu devenu mon journal ? Mon directeur de correction (oh le lapsus !! je voulus dire de collection) ? Écrivons-nous un roman par lettres  ? Et pourquoi faudrait-il un roman  ?? Eh, bien, parce que MARiNO = ROMAN plus i Romain  ? Main (d’)or  ? Roma®in,

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MARDI 18 JANVIER 2005. PETITS FAITS SAILLANTS DE LA JOURNÉE D’HIER

Éblouie Éblouie à Beaubourg par les petits carnets Du peintre Jean Hélion dans la vitrine Éblouie le même soir par la lecture d’un livre acheté (exemplaire de démonstration) en solde dans l’échangeur de la gare du RER, Poèmes de métro, de Jacques Jouet : un écrit chaque jour Éblouie par leur discipline. PS facultatif. Éblouie des

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AUTOMNE 2004 PLAISIR DE SE SENTIR AIMÉE OU PHASE MANIAQUE CARACTÉRISTIQUE D’AVANT LA RETRAITE

Jeudi 16 septembre 04 Long coup de fil de Lucie Badiou. Elle s’est fait une entorse à la cheville et se désole de ne pouvoir venir pour la rentrée de l’atelier de nu demain. « C’est toi la première à qui je téléphone, dis-bien à Laurent et aux autres que…  est-ce que tu viendrais me donner

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FÉVRIER – MAI 2004

Dimanche 1er février Deuxième jour du stage « collage ». Rue Jean-Pierre Timbaud, attroupement d’hommes qui assiège la mosquée. Qu’est-ce qui se passe  ? À l’atelier d’Olivier, pour une fois, pas rencontré d’obstacle intérieur. Ni lamentation ni nausée. «  Le collage, ça me convient. Comme ça, je ne rencontre pas le mot peinture, qui me paralyse. Tout,

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JANVIER 2004 ÉCRIRE LES OCCASIONS MANQUÉES

8 janvier 04. Exercice de style (ou d’expression sentimentale et française) Consigne  : Veuillez remplacer je vous prie dans le texte qui suit l’expression “ ça m’a fait quelque chose” ou “ ça m’a fait drôle ” par un verbe plus précis. Ça m’a fait drôle de me retrouver au Louvre avec Olga qui croquait devant un café

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1998 LA REINE DES ABEILLES (SOUFFRANCE AU BOULOT 2)

Jeanne qui me dit au téléphone : “Quoi ? Tu n’as toujours pas de secrétaire ! ! Et ça fait combien de temps ? Je compte sur mes doigts : “Michèle est partie le 1er mars… trois mois.” — Mais dépêche-toi d’envoyer une lettre recommandée, sinon on pourra dire que tu as accepté la situation ! Grouille ! ne laisse pas traîner !

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1998 L’ARTICLE SUR LA COMMUNICATION FAMILIALE PAR INTERNET

26 septembre 98 C’est demain dimanche Coup de fil d’Elisabeth : elle a installé Internet, Word etc. sur son macintosh à vendre, aujourd’hui elle a la voiture, elle me l’apporte ce soir. Moi, coup à l’estomac : ça s’appelle ferrer le poisson. “Pas du tout ce qui était convenu ! Tu devais m’inviter un soir chez toi, voir

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1997 UNE PETITE ÉTOILE BLANCHE

Sur le sym­bole une anec­dote d’a­do­les­cence m’est re­ve­nue dans la rue, une pe­tite his­toire sans im­por­tance, as­sez in­si­gni­fiante. J’Ž­étais en classe de pre­mière, je re­vois en­core le ta­blier bleu in­di­go à plis lâches, in­formes. Nous le pas­sions au-des­sus de l’u­ni­forme bleu ma­rine comme une robe de femme en­ceinte par-des­sus le cor­set de l’en­fance. Je me

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1997 MARS-AVRIL

Début mars 1997 Je marche derrière Beaubourg avec Clara, nous regardons la fontaine si drôle de Niki de Saint-Phalle et son comparse bricoleur (oublié son nom, vraiment je perds la mémoire). Pour elle, ce sont les vacances d’hiver. Moi, je viens de rentrer dare-dare de Toulouse, réveillée à huit heures du matin chez Chantal par

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1996 ENCORE UN RV RATÉ

  Le répondeur clignote. Toujours un peu peur des messages qui m’attendent quand je rentre. J’appuie. Un silence. Puis  : «  Ah oui c’est vrai… Euh… Marie-Noëlle, c’est Gilles à l’appareil… je reçois demain les enfants à déjeuner, et si tu avais voulu te joindre à nous… tu aurais été la bienvenue…Aujourd’hui samedi… Rappelle-moi.  »

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1997 FIN DU FORUM D’INITIATION LANDMARK (À CAUSE DE CLÉA)

Je crois que j’y ai été « pour lui faire plaisir ». Pour ne pas la perdre. Partager cela avec elle, avoir encore quelque chose à se dire. Ses propos dithyrambiques sur ce stage. Séduite. Attirée. Mais, dans sa façon d’en parler, un petit quelque chose me coince, comme si je n’avais aucune possibilité d’y échapper sans

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1996 ESPRIT, ES-TU LÀ ? (DIEU, SAINTE-MARIE, LES HOMMES ET MOI)

Esprit es-tu là ? Je ne pense pas que Dieu m’a abandonnée, mais je pense qu’il me fait la gueule. Ce n’est pas une scène de ménage, mais une longue bouderie. Comme un malentendu pesant, sans récriminations directes. On vit ensemble mais on ne se parle plus. J’ai beaucoup de reproches à lui faire. C’est

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1965 Envahie

 Le monde est un grand dictionnaire vous savez. Je lui ai dit j’ai envie de changer de ville, de genre de vie, de mari. Elle était blonde et charmante et de très bonne famille, comme le témoignait son patronyme à roulettes, elle avait des lunettes, le type anglais, le sourire chaud et une jupe roide

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1985 HIVER

MERCREDI 13 FÉVRIER 1985. Ce soir, je rentre suffisamment tôt pour intercepter Rémy qui est là de passage. Son visage est sérieux. “Tout va bien…. vraiment très bien. (Au téléphone, il me disait la semaine dernière “tout baigne”). … Ça y est, je me suis installé chez Anne. un deux pièces à Montmartre… C’est bizarre,

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1984 INDÉCISION

Mars 1984 (surtout qu’on ne me rattrape pas, pas de flagrant délit d’exister…) Ma panique à propos d’un congrès de bioéthique à Louvain Bizarre cette indécision. Partir en disant qu’on ne part peut-être pas. Mettre le réveil à cinq heures du matin et prendre le train à 10 h 23, pour Bruxelles. Laisser le moment

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1984 LES HOMMES DE LA FAMILLE (NOUVELLE)

Cette courte nouvelle décrit à sa façon les complications éducatives de l’après-divorce, mais sans analyses savantes. Plutôt en tentant de laisser passer quelques informations croisées à travers des mots empruntés à la vie de tous jours. Les conseils de classe, parlons-en. Sur le bulletin de Fiston  III, ils avaient griffonné “section  E conseillée” parce qu’il

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1977 JE VAIS CHEZ L’ANALYSTE UNE ÉTOILE À MON NEZ

1er octobre 1977J’ai rêvé que Michel revenait ce matin, transformé en beau jeune homme-fille. Yeux plissés, désinvolte, accompagné d’une vieille dame. Il a passé, dit-il, un très bon week-end délicieux. Je lui dis : «  Tu te rends compte que je t’ai attendu samedi ? »Je le regarde et je n’aime pas cet air de

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MAI 1981

25 mai 1981 Lundi. Sentiment d’avoir un cœur trop gros, qui cogne contre les côtes. Une façon de fumer suicidaire, une angoisse devant la moindre lettre à faire. – métier de distributrice de lettres. Je me vois comme Gaspard Hauser, muette, titubante, une enveloppe cachetée à la main, remplie d’un texte que quelqu’un d’autre aurait

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1980 TOUSSAINT

JEUDI 29 OCTOBRE 1980 Ce soir, j’ai accompli tous les gestes de la vie quand on est sur la terre : un rituel simple, et cependant interminable, de pénétration dans la nuit et de conversation avec les choses. J’ai fermé les volets de ma chambre, remarqué la fraîcheur de la nuit, puis tiré les rideaux, en

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1981 MON PREMIER COMITÉ DE RÉDACTION

Sans doute vis-je assez bien mon incompétence et les angoisses qui accompagnent mon premier comité de rédaction. Du moins, maintenant que j’en suis sortie, est-ce avec une certaine satisfaction de moi-même que j’analyse mon aisance dans la perdition. Ma capacité/incapacité de supporter de ne pas dominer la situation, mon absence totale d’ambitions personnelles dans cette

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