J’ATTENDS L’AUTOBUS (2007)

J’attends le bus
au Châtelet
Au parapet
Paris scintille
D’un bateau-mouche
glissent farouches
mille lumières
rasant de près
la peau rugueuse
des vieux palais

Cils retroussés
traits remontés
de chirurgie
électrisée
la tour Eiffel
lance un appel

La nuit d’hiver
vibre légère
L’eau rajeunit
son très vieux lit
que féerie
comme un torrent
gonfle à l’envi

Muse, vas-y !
Voici le bus
et ses rébus
où tu t’amuses
à ausculter
les soliloques
endimanchés
de ta psyché
électrochoc
émerveillé

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