MINE DE RIEN (2018)
Mine de rien et l’air entendu,je mets la main sur le comptoir :la croyance n’est pas mon fortet avant qu’il ne soit trop tardje prie le seigneur du barde m’en servir une pinte
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Mine de rien et l’air entendu,je mets la main sur le comptoir :la croyance n’est pas mon fortet avant qu’il ne soit trop tardje prie le seigneur du barde m’en servir une pinte
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Cher Monsieur je ne pense pas que tout cela soit au point de ci, de là mon cœur bat comme un vieux moulin J’aimerais bien néanmoins Recueillir un mince avis Dans quel sens reboiser Dans quel sens accointer ou ne pas recoincer ? Je ne l’immense pas De danse est ma pensée Mon audace est
Beau moment nu lorsque tu passes de la journée ouvrant la nasse et chevauchant cul nu l’échine des heures l’instant est exigu car tu n’es pas payé à l’heure ni immobilisé en statue lasse comme le modèle vivant à l’atelier de nu Il faut faire vite très vite pour te croquer beau moment nu
BEAU MOMENT NU (2007) Lire la suite »
Nez qui coulevisage de psy en contre-jourde chaque côté de ce bureauQUAND PASSENT LES AUTOPORTRAITSque se racontent-ils ? Murmuresou criailleries ? derrière le bruit des vaguesl’incessantbruit du sang l’incessantmétronome que fait le bruit d’une âme. Il est un son que nous n’entendons pas
QUAND PASSENT LES AUTOPORTRAITS (2012) Lire la suite »
La vie en face la mort en biaisUn ptit poème siouplé please Madam ?? Madame n’est pas encore coiffée. Le soleil brille.Madame ne se ressemble pas avant d’être coifféeMadame fait des collages ce matin. Des visages.Dévisage-moi, dit dieu.Ôte-moi ces grimages.J’ai titré un collage : je suis plusieurs. Logique.Yeux peints et découpés depuis plus de six
LA VIE EN FACE LA MORT EN BIAIS (2018) Lire la suite »
Petit collier de pensées fraîches Qui me ruissellent autour du cou Projet de sortir loup du bois allons fillette, bois un peu de ce vin rouge avare et bon marché – c’est toi l’avare, que vas-tu faire de cet endroit où tu dois dessiner tuée net par une envie d’écrire ? Envie, non ! Besoin
PETIT COLLIER DE PENSÉES FRAÎCHES (2017) Lire la suite »
Je suis eux ; je suis nous ; je suis moi. Je suis moi. Non, je ne suis pas qu’eux. Mais toi je suis toi. Je t’aime toi, je te hais toi. Tu regardes dehors. Même des moi qui ne me sont pas, moi. Tu aimes surtout une grosse voix qui n’est pas petit moi.
PETIT NOUS (2009) Lire la suite »
La mer, mon cœur, quoi d’autre ? la vie ? ce tumulte que rien n’explique est-ce ma sœur énigmatique ?
CE TUMULTE QUE RIEN N’EXPLIQUE (2012) Lire la suite »
Encore là. Toujours là Chien de fusil Ne bouge pas Bitume gris Lui aussi Un litron Un briquet Tout par terre 27 rue de la Glacière portes vitrées renfoncement entrée désaffectée ancien siège du dictionnaire Robert Quand l’autobus redémarre, je vois tournant la tête son front crispé sourcils serrés il dort teint jaune bras sous
IL EST LÀ (2000) Lire la suite »
Exposition “J’y cours j’y vole” du 1er juin au 31 juillet ! Dessins et peintures de Marie-Noëlle Mathis. Vernissage 4 juin à partir de 18H au Labyrinthe. Lectures de poèmes de Marie-Noëlle Mathis à plusieurs voix, dont celle de Jacques Darras, préfacier du recueil “J’y cours j’y vole” édité par la Librairie du Labyrinthe et
EXPO « J’Y COURS J’Y VOLE » JUIN-JUILLET 2026 Lire la suite »
Ô identité narrative ! Tu me sautes sur le râble comme une panthère noire ! Narration narration ! N’était-ce pas un mot pour dire, à l’école, « rédaction » ? narration et dissertation. Vieilles ennemies. Disserter tout en racontant. Raconte-moi une histoire, dis, maman. Je ne me souviens pas qu’elle m’ait raconté enfant des
IDENTITÉ NARRATIVE (2018) Lire la suite »
Les corps restent à dessinerles corps restent à désirerLes corps restent à susciter.Les corps sont à ressusciter – Mais enfin c’est un drôle de motque ce ressusciter ! Car personnen’a la moindre idée de ce quedans le civil ordinaireça peut bien vouloir dire ou faire.
LE CORPS CET INCONNU (2018) Lire la suite »
Ces oraisons jaculatoires ! Ça va, ça vient, incognito, ça rase les quarts de seconde. Cela passe exactement comme on trépasse – un souffle – , et si tu n’as pas sous – sous la griffe un carnet un crayon un griffoir tu redeviens crapaud je veux dire que les mots – ils étaient peut-être magiques – auront
CES ORAISONS JACULATOIRES (2017) Lire la suite »
Je suis dans l’autobus 28 Je suis les deux jambes dépliées de mon vis-à-vis d’autobus je suis son air fourbu je suis cette femme à l’écharpe beige qui sourit et je suis la tour Eiffel qui surgit Je suis ce vieil homme debout dans l’allée qui demande à une jeune fille de bien vouloir
CE QUE DEVIENT « JE SUIS » DANS L’AUTOBUS 28 (2007) Lire la suite »
je suis l’amour universel et débordant de lait – je suis l’amour universel et débordé qui se heurte au visage fermé et barbouillé de rouge à lèvres d’une petite mal aimée qui me servit de mère je suis celle qui ne voulut pas la dépasser ni la déposséder en cela je me suis trompée elle
QUELQUES NOUVELLES DE MOI (2018) Lire la suite »
Soleils couchants Rosiers subtils Terrasses de café toits tranquilles Colombes respirées à deux Tu me raconteras cela Offrande touchante et fragile Dans nos pas se transformera La négation et le ne pas Allons, c’est l’heure du repas Terrasses de café toits tranquilles Jardins publics, non, pas chez toi, Se regarder entre les cils
SOLEILS COUCHANTS ROSIERS SUBTILS (2005) Lire la suite »
Je n’ai pas de public, je n’écris pour personne autant dire pour tout l’univers ou pour des inconnus qui ne se croiront pas obligés de me sortir un petit mot gentil, embarrassé, il faut bien élargir le champ. J’ai un petit défaut je passe mon temps à me parler entre ventre et cerveau c’est
PENDANT QUE J’Y SUIS (2018) Lire la suite »
Atelier de dessin. Effacer d’un coup de poing tout ce qui n’est pas bleu. Rends-moi mon âme, demande-t-elle au papier Le vide de la feuille blanche est une énorme tache qu’il faut pincer jusqu’à ce qu’elle crie. À l’atelier : trop de sollicitations ; sommations. Poses de 2 minutes : pas possible !
À L’ATELIER DE DESSIN (2016) Lire la suite »
Las, je n’ai rien appris par cœurJ’oublie ce que j’écris et même si la grâce est passée par làet surtout si la grâce est làqui tournoietout à fait au milieudu milieu des mille lieux qu’il faut Le texte en a filé ; le cerf-volant s’est envoléAu pays des nuées. Qui moissonne,Là-haut, dis-moi, la vapeur d’homme
VAPEUR D’HOMME (2016) Lire la suite »
Te souviens-tu, enfant, de remercier le temps où tu tentais le diable, où tout même une odeur de saucisse grillée très vulgaire te parlait d’amour et de vie : tout, tout, même le temps gris !! te susurrait « je suis, je suis, je suis » et tu ne savais pas trop qui parlait, sinon
TE SOUVIENS-TU (2018) Lire la suite »
Elle me dit écrisElle me dit peinselle me dit coupe – elle me dit colleelle me dit quelque chose du style :rassemble le divers en ton péristyle !Que ton moi soit un pot de colle !Harcèlement moral, en somme.Épuisée je rétorque, à cette hydre, à deux ou plusieurs têtes « Ça suffit, la nuée !
j’voudrais quelque chose d’un peu râpeuxj’voudrais du jourdeou du monsieur sans connivenceou du cioran qui grinceque ça soit un petit peu plus crayeuxcaustique moins duveteuxmordilleur et cruel, et, dans mon verre à pied, moins de clairette, et dans l’architecture plus de brut et moins de coffrage
J’VOUDRAIS (2016) Lire la suite »
Qu’est-ce qu’on sait de la vie. Qu’est-ce qu’on sait de la sienne ? Qu’on rit. Qu’on se ment à soi-même Que c’est déchirant. Qu’on plie. Qu’on est naïf toute sa vie.
MERCI L’ÉRABLE (2009) Lire la suite »
Conduis-moi éphémère sois glissant car je crains le balancement du train où m’emmènerait ce soir nocturne pèlerin une faim Bouche à bouche emmène-moi nocturne offre-moi une voix une virgule pour le dire pour le faire Pêchés du monde mes mouvements rouge sang dessinent à chaque instant le Temps
CONDUIS-MOI ÉPHÉMÈRE (2005) Lire la suite »
TRAINTRAIN (2000) Des trains des trains je veux des trainsqui m’emportent avec entrainlà où je suis et ne suis pasbien loin bien loinchoisissez tous ces mots conviennentbien loin de ma petite antienne Donnez-nous aujourd’hui notre train quotidien.
TRAINTRAIN (2000) Lire la suite »
souplesse articulaire taille élancée elle me tire une langue chargée d’éclairs j’attrape sa rivière de diamants bleus sous sa parure de vocables obscurs le dictionnaire a très bon caractère
SOUPLESSE ARTICULAIRE (2007) Lire la suite »
Je me suis trompée d’une lettre Ou bien d’une heure. Ou d’une fresque. D’un siècle. Ce matin, je ne sais que mettre C’est l’hiver. Je ne sais plus naître. Mes pensées sont un vestibule Dans leurs humeurs je déambule Il fait froid. Je ne sais plus mettre mes yeux en face de leurs deux trous
C’EST L’HIVER. JE NE SAIS PLUS NAÎTRE (2009) Lire la suite »
Reprier ma vie envoyer vœux in extremis aux oubliés de ma liste d’amis. Relire Pontalis Réviser mes brouillons Attraper l’aigrette des morts leur rendre la monnaie – arroser les syllabes asticoter les graines développer les herbes Jardiner le possible
REPRIER MA VIE (2016) Lire la suite »
limpide ou bien guindé va-nu-pieds ou griffu sans corset disloqué débraillé sans baleines dessellé ou difforme cagneux ou bien bancal il passe et me luxe la hanche l’ange, je m’en méfie : ce messager ne me dit rien et me demande à peu près tout c’est le jour d’aujourd’hui
JACOB ET L’ANGE (2006) Lire la suite »
Qu’est-ce qu’il y a de beau, qu’est-ce qu’il y a de bien ce matin, Seigneur, et que pourrais-je célébrer l’âme claire ? Voix entendues, musiques humaines, petit tintouin, Géraniums frissonnants, livres ouverts. Un dialogue aigrelet s’élance sur les ondes Dessous gronde et mugit une autre voix, profonde. Ô venue de très loin ! Baleine
CHANT DE LA BALEINE (2013) Lire la suite »
J’attends le busau ChâteletAu parapetParis scintilleD’un bateau-moucheglissent farouchesmille lumièresrasant de prèsla peau rugueusedes vieux palais Cils retrousséstraits remontésde chirurgieélectriséela tour Eiffellance un appel La nuit d’hivervibre légèreL’eau rajeunitson très vieux litque féeriecomme un torrentgonfle à l’envi Muse, vas-y !Voici le buset ses rébusoù tu t’amusesà ausculterles soliloquesendimanchésde ta psychéélectrochocémerveillé
J’ATTENDS L’AUTOBUS (2007) Lire la suite »
Ils arrivent à contre-flot se noient dans un sanglot Ils ressemblent à des mots ce ne sont que des lettres de toutes petites ivresses des sons élémentaires qui n’ont pas la moindre envie de se taire
ILS ARRIVENT À CONTRE-FLOT (2013) Lire la suite »