Il n’est pas impossible que maintenant je découvre les autres
N’ayant plus rien à faire comme acte productif
Ni éducation des enfants ni revue à faire marcher
Ni enjeux personnels de femme, ayant passé ce cap
Ayant enfin compris que j’aime quelque chose en moi
Mon enthousiasme mon émerveillement mon intérêt
Presque toujours passionné pour ce qui passe à ma portée
Que ce que j’aime en moi c’est l’ardeur qui subsiste
Et je vois à ces mots le cheval qui courait
Dans mes rêves en riant après moi
De toutes ses grandes dents
Bien dodu et hilare, avec ses reins sinueux,
sa croupe et ses ruades, il me courait après
Était-ce une jument ? Une jument jumelle
De ce que j’aime en moi et je ne vois jamais ?

