J’AIME BIEN LES PHOTOS OÙ L’ON POSE (2005)

J’aime bien les photos où l’on pose Faire poser mes amis mes amants mes cousins mes enfants Est un bonheur pour moi un immense moment Et qu’ils sourient à l’objectif contents d’être si consentants Et qu’ils gonflent leurs lèvres closes Et que leurs joues explosent Du jus nacré de la jubilation des roses Partagez0 Partages

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C’EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE. IL FAUT RENTRER À LA MAISON (1977)

C’est toujours la même chose. Il faut rentrer à la maison. La vie est une machine à coudre les paupières. Dans l’étui la fontaine anime en dandinant Sa musique coffrée, au bras d’un éléphant. Ce n’est pas que je n’existe pas. Mais je ne compte pas. Sur le bout de mes doigts n’est pas inscrit

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SEPTEMBRE 2011. JE CHERCHE QUELQU’UN QUI FASSE L’AFFAIRE

. Je cherche toujours quelqu’un. Compulse sur Internet bribes d’info voire d’indiscrétions sur le psychanalyste dont m’a parlé Toto en décembre 2009 quand je lui ai dit non sans raison « qu’il ne faisait pas l’affaire ». Non, mon vieux, vous ne faites pas l’affaire. Ou plus exactement, si vous la faites, c’est parce que très précisément

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VOIX D’AGLAÉ DANS LE CHEMIN (1987)

Voix d’Aglaé dans le chemin C’est la fillette du voisin. Peut-on se défaire étant femme des cris d’enfants dans le jardin ? et d’avoir vécu ce non-lieu d’un berceau où se transvasèrent incognito vos ambitions et votre faible identité d’un seul coup dans ce réceptacle? Là s’est arrêtée votre vie. Écoutez donc les vieilles femmes.

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BELLE ACOUSMATE (2009)

Cette acousmateaux oreilles d’automatequi entend dans sa têtedes mots qui pètentet les écrit fébriledans le petit carnetqui lui sert de sébileest comme ces très vieilles dames qui parlent toutes seuleset dans le vide s’exclamenten s’inventant un dramePour qu’il y ait quelqu’unelles entendent des voixPour qu’il y ait des motselles allument la radioPour rester être humainelles

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À TRAVERS MOTS (1997)

Subtilement éternelle méritoirement femelle essuyant tous les sites encrant sa sarbacane sciant l’anse et cessant de valser, elle étale un grand geste drapé sur l’immobilité.   Et pourtant téméraire et cependant osseuse et malgré tout pensante et sacrément muette la syllabe que voici vous tire sa révérence. Merci ! merci ! merci ! merci ô

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JE DÉCRIRAI CE QUI DÉPASSE (2006)

Je décrirai ce qui dépasseCe qui chante et ce qui passeFoudroyant ! le peu de tempsQue j’ai mis pour le trajetEn décrivantDans sa chemise ciel de villeCe génie un peu béantCe béni un peu néantUn peu gênant, moulinantSon débit de mitrailletteDoigt levé lippe en avantC’est du rap en gargarismeEstomac proéminentCalvitie, cheveux blancs,Vieux prophète, il en

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IL EST PARTI (2006)

Il est parti, dit-on, sans nous laisser d’adresseSauf celle des télégrammes qui n’arrivent jamaisAvec notre intuition tombée dans le goudronNous tairons prudemment son nomEt cependant jamais nous ne nous soumettronsMalgré toutes les pressions toutes les prédicationsles contre-prédictions et les objurgationsNous lui téléphonerons depuis notre cachetteet nous lui demanderons,au lion qui a mauvaise réputation,Qu’íl nous envoie

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EXPO *POUR NE PLUS Y PENSER* DU 28 MAI AU 13 JUILLET 2022

  Nouvelle expo de Marie-Noëlle Mathis « Pour ne plus y penser » dessins, peintures, collages, et poèmes, du 28 mai au 13 juillet 2022 à la Manufacture de Montolieu 20 impasse de la Manufacture 11170 Montolieu POUR NE PLUS Y PENSER (2012) J’ai voulu que ça soit un peu liquide j’ai voulu que ça tienne chaud

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LE MÉTRO DE LA DISSONANCE (2005)

Le métro de la dissonance Écrase une aciérie qui danse. Jambes croisées doigts enlacés L’un prie, l’autre a le dos courbé Sur l’écran tout petit qui sonne, Bureau de nain, tablette morne, Il téléphone à Perséphone Qui dans le métro nous espionne   Chantez, dansez, dieux souterrains boyaux d’attentes fourvoyées passacaille au dentier qui branle

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NOVEMBRE 2011. DE LA VIE À NE SAVOIR QU’EN FAIRE

Mercredi 2 novembre 2011 Venu à bout. Rendu un texte à Marianne pour son « Jude » (Jude de Jude de Jude de Jude !!) (aphorismes dans bouteille à l’amer, je l’aurais fait, et merde, comme je vous l’ai dit ça vaut mieux d’envoyer quelque chose et qu’on le refuse que de renâcler devant l’obstacle. – Mmww).

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EST-IL SI GROS ? (2007)

Est-il si gros ?Il m’enfonce le coude dans les côtesen compulsant un document qu’il lit avec satisfactiontoutes pages déployées tous coudes écartéset les genoux ouverts à 45 degrésOn dirait que c’est écrit en anglais.Tant pis mon grosPour me vengerJ’écris sur toiEt sous ton nezLe mal que je pense Des gens comme toiGros bouffis roisQui dans

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DRAMAMINE (2019)

Je me souviens qu’enfant du jour où l’on m’a donné de la dramamine je n’ai plus jamais eu mal au cœur en automobile   je me souviens que j’ai appris plus tard qu’on en avait donné aux soldats alliés pour le débarquement de Normandie. Mais nous, dans la Peugeot, nous n’allions pas en Normandie. Nous

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LIRE ALBERT LONDRES DANS L’AUTOBUS (2019)

À Paris, dans le bus 28 sous la pluie mêler sa rêverie à des mots d’Albert Londres. Psalmodier Héthéens, Amorrhéens, Phéréziens, Jésubéens, en regardant la tour Eiffel. La vie est un curieux mélange n’est-ce pas ? Au bout de l’avenue de Breteuil, des platanes écartent les bras. Les Invalides bouchent l’horizon. Lord Balfour avait dit

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BERCEUSE (1977)

La grand-mère a chanté sa berceuse au petit nourrisson qui s’étrangle, et dont l’iris gris-bleu ne distingue qu’un trouble. Il entend cependant les précises lueurs d’une grammaire ovale lui pénétrer le cœur.   La langue avec son corps joue à la mandoline. Il digère les sons dans l’émulsion du lait et des philologies, que la

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26 JANVIER 2009. PETITS TABLEAUX D’UN AUTRE MONDE

Souvenirs pour Shérane Je viens d’un autre monde, chère enfant.Quelques souvenirs en vrac.D’abord, le débarquement. La maison est petite, le temps radieux. Le village s’appelle Maillebois. Mon père ouvre la grille. Avec nous, il y a Totti. C’est mon frère. Maman, elle, n’y va pas. Elle reste, à cause des jumeaux. Nous, nous allons à

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MON ÉPITAPHE (2007)

Un jour de mélancolie ordinaire je suis allée au cimetière pique-niquer au Kremlin-Bicêtre   Plutôt que d’aller au resto je sortis donc de mon bureau franchis l’avenue de Fontainebleau où grondaient bus et tombereaux puis m’enfonçai à pas petits dans ce lieu-dit dans ce lit clos où bruissait l’âme des tombeaux   J’y admirai les

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MES ARTICLES DANS *LA CRITIQUE PARISIENNE*

Une éducation catholique de Catherine Cusset – La Critique parisienne n°72, 4ème trimestre 2014 Le siècle des nuages de Philippe Forest – La Critique parisienne n°66, 4ème trimestre 2011 Monet, une vie dans le paysage de Marianne Alphant – La Critique parisienne n°64, 4ème trimestre 2010 Sur le Web. « Pâlir de la fenêtre bleue

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2005. CLÉA et DOMINIQUE – ou UNE INTERLOCUTRICE MUETTE QUE LA COLÈRE ÉTOUFFE

NOVEMBRE 1981. Encore un dimanche que j’ai passé à préparer ma mort c’est-à-dire à écrire, plutôt qu’à m’occuper des vivants, Clara et Bo, qui, l’un, regarde la télévision, l’autre, gelée, s’enveloppe de lainages dans sa chambre et travaille (je suppose). Je suis triste. Rémy qui a passé les vacances de la Toussaint ici avec un

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PHOTO DE FAMILLE : COMMUNION SOLENNELLE (2019)

C’était un jour de mensurable été Où la table était mise habillée de chemises Et le vin renversé rouge au flacon teignant De son sang conversé les étoffes nappées Racontait une histoire aux enfants embusqués   La famille était là réunie sous le chêne Et le photographe immortalisait la scène Chacun riait de cet instant

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POUR NE PLUS Y PENSER – Poème de la séance de peinture du 10 septembre 2012 chez Olivier W.

J’ai voulu que ça soit un peu liquide j’ai voulu que ça tienne chaud   J’ai voulu que ça soit reconnaissable et j’ai crié : apparaissez, formes humaines Quatre silhouettes sont apparues   Alors j’ai murmuré : et vous, lettres de l’alphabet, faites-moi signe ! la lettre epsilon me plaisait   j’ai voulu habiller et

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ÉCRITURE AUTOMATIQUE OU ÉNERVEMENT SUR LE MACINTOSH D’OCCASION QUE M’A FOURGUÉ XAV (2007)

Nom de nom de nom de nom de rom de rom de ripou de rutabaga de rutagatave de turlututare de forture de foutyle de cadran solaire ! ouille ouille aille ailla ailleurs aillaxe ! eh quoi ? le cœur de l’artichaut blettit et, quoi, le machoine macintosh est bien loin d’obeyoir aux jurons. Foin de

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19 DÉCEMBRE 2006 – MAIS L’ÉDITION PAPIER C’EST MORT

Mon fils aîné s’esclaffe lorsque cessant mes cachotteries Et prenant mon courage à deux mains à Montreuil je lui dis que je cherche un éditeur pour mes poèmes de nuit. Je veux, lui dis-je, émerger au grand jour, cesser de murmurer des confidences à de simples tiroirs. Et le voilà plié en deux de rire 

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RADIO-RÉVEIL (2006)

Matin. Salle de bains. Lit. Lecture. Manuscrit. Classement. Téléphone. Crème anti-ride et mascara. Me parfumer l’aisselle avec du Samsara Ça prend du temps, tout ça ! J’ai une p’tite vie bien symphonique Je cours après, c’est diabolique. Prendre le courrier. Descendre la poubelle. Banque. Publicités. Répondre aux mails. Bulletin de salaire à éplucher. Panique Et

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6 NOVEMBRE 2006. À B. IN PETTO

« M’identifier à toi, te prendre pour modèle » Oui, j’ai écrit cela à Bérénice. Cela l’affole et lui déplaît. Elle me vole dans les plumes, me met en demeure de m’expliquer. Trajectoires différentes. Suivre ta trace ? Ou te suivre à la trace ? (Bizarre mes lapsus : j’écris Travers, Tracas, gravats, Travée, Entrave…) Je rouspète, je

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2006. À BÉRÉNICE

De: « Marie-Noëlle » À: « Bérénice » Objet: Re: Vivement tes poèmes Date: samedi 4 février 2006 20:04 —————————————— Pas facile, d’envoyer ses poèmes en chantier à imprimer à autrui ! Heureusement que c’est toi !! (Tu peux lire, j’aimerais même, mais tu n’es pas obligée)… (Bizarre, c’est comme si mon ordinateur sagace s’était mis en panne d’imprimante

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17 MARS 2006. MALAISE AVEC FRED

Retour de Vallouise. Perte de continuité. Je peignais, peignotais. Ça s’interrompt. Écrire un poème par jour, depuis début 2006, interrompu aussi. Cassé. Exercice peut-être lié à ma correspondance avec Fr ? Sans doute à une croyance, une foi, une espérance, concernant cette relation. Qu’on allait inventer quelque chose, ouvrir un sentier inédit dans la jungle des

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20 MARS 2005 C’EST BIEN LA PREMIÈRE FOIS QUE QUELQU’UN ME DIT « DORS BIEN » À SEPT HEURES DU SOIR

Demain le printemps. Hier soir, travaux écrits de binage, labourage de plates-bandes. Qu’est ce qui va sortir de ces retournements de terreaux ? Feuilles mortes en décomposition, jeunes pousses d’un vert acide ? Quelle musique composer de l’instantané des propos qui fusent, alouettes ou mésanges, et du chant oublié de la mémoire ? Avec ces énormes

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FUTUR ANTÉRIEUR (2019)

Il faut pouvoir s’emparer cher ami des grands temps incandescents il faut savoir s’emparer chers enfants de ces grands pans de siècles encore tout frémissants de vérités que personne n’a suivies Le temps a laissé traîner derrière lui des soieries des traînes de mariées des scories elles ont balayé la poussière nous éternuons dans leur

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