RÉSOLUTIONS 2017
Prendre mon temps Imprimer tout Nager sur le dos des heures Naviguer sur mes pleurs cachés Partagez0 Partages
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Prendre mon temps Imprimer tout Nager sur le dos des heures Naviguer sur mes pleurs cachés Partagez0 Partages
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J’aime bien les photos où l’on pose Faire poser mes amis mes amants mes cousins mes enfants Est un bonheur pour moi un immense moment Et qu’ils sourient à l’objectif contents d’être si consentants Et qu’ils gonflent leurs lèvres closes Et que leurs joues explosent Du jus nacré de la jubilation des roses Partagez0 Partages
J’AIME BIEN LES PHOTOS OÙ L’ON POSE (2005) Lire la suite »
La transcendance est un ascenseur à poissons hip, hop, un coup de queue. Certains n’y arrivent pas. Ils se fracassent et meurent. Il faut être vigoureux POUR REMONTER LES FLEUVES AVOIR UN puissant COUP DE REINS La transcendance est dure POUR LE MENU FRETIN. C’est pourquoi, à Toulouse, sur le fleuve Garonne, des hommes ont
CANTILÈNE DU PAUVRE SAUMON (2013) Lire la suite »
Mon clavier ne m’écrit pas les blanc c’est agaçant. Pourtant, en cet instant tam tam du temps ! je me demande si cet ordinateur si ce clavier insuffisant n’aurait pas saisi de mes vieilles ficelles un petit quelque chose – « Un petit quelque chose » ! Ah, beau titre pour un roman pour un
PAS DE BLANC ENTRE LES MOTS (2017) Lire la suite »
Oh oh, mon pauvre cœur cardiaque de chez docteur cardiologue ding dong ! Rentrant chez moi je m’aperçois que la secrétaire Caroline m’a fait signer au bas du devis monstrueux concernant six implants (mes trous dentaires ? Combien il m’en manque docteur, trois à gauche ? un là? deux là… six en tout… et un ordre
24 AVRIL 2015. HISTOIRE D’UNE DENT Lire la suite »
C’est toujours la même chose. Il faut rentrer à la maison. La vie est une machine à coudre les paupières. Dans l’étui la fontaine anime en dandinant Sa musique coffrée, au bras d’un éléphant. Ce n’est pas que je n’existe pas. Mais je ne compte pas. Sur le bout de mes doigts n’est pas inscrit
C’EST TOUJOURS LA MÊME CHOSE. IL FAUT RENTRER À LA MAISON (1977) Lire la suite »
j’aurais dû me lever plus tôt mais on est si bien à ne pas être encore un vrai Je, à être sans bras ni jambes, à rester un reptile, à s’écouler dans le délicieusement subtil on se glisse on s’élongue on se chauffe à sa propre chaleur on s’enfouit on s’envole on est là
PAS ENCORE UN VRAI JE (2017) Lire la suite »
. Je cherche toujours quelqu’un. Compulse sur Internet bribes d’info voire d’indiscrétions sur le psychanalyste dont m’a parlé Toto en décembre 2009 quand je lui ai dit non sans raison « qu’il ne faisait pas l’affaire ». Non, mon vieux, vous ne faites pas l’affaire. Ou plus exactement, si vous la faites, c’est parce que très précisément
SEPTEMBRE 2011. JE CHERCHE QUELQU’UN QUI FASSE L’AFFAIRE Lire la suite »
Tu t’assieds Tu essaies le matin ce silence Écoute, dit la planète. tu devrais être en joie le soleil te le dit le fenouil sauvage te le dit le plantain les fourmis Toute cette joie Toi toi toi Mais avec qui partager ça ? Trop de lumière pour toi ? Tu t’assombris.
MÉLANCOLIE (2011) Lire la suite »
photos expo mai 2011 Partagez0 Partages
EXPO PARIS MAI 2011. PRIMO Lire la suite »
Je cherche ma petite musique, ai-je seriné sur tous les tons. Mais elle est là, enfouie, tapie dans mes papiers, ces poèmes que je retrouve au fond d’un petit placard. Je les avais oubliés. Car, à mesure que j’écris, j’oublie. Cela s’efface de ma mémoire, surtout si c’est chargé de vérité, et de simplicité. Je
10 NOVEMBRE 2004. JE CHERCHE MA PETITE MUSIQUE Lire la suite »
Sous le cyprès Le jour ouvrait À l’amant bleu Son violent vide. Les cumulus célébraient Dieu Gros encensoirs D’un blanc si majestueux Que comme drossés Comme oppressés Par l’outremer Du ciel violent On eût juré Qu’ils voulaient nous cacher Radieux impénitents Le fond désert De l’univers Partagez0 Partages
CUMULUS D’ÉTÉ (2007) Lire la suite »
Voix d’Aglaé dans le chemin C’est la fillette du voisin. Peut-on se défaire étant femme des cris d’enfants dans le jardin ? et d’avoir vécu ce non-lieu d’un berceau où se transvasèrent incognito vos ambitions et votre faible identité d’un seul coup dans ce réceptacle? Là s’est arrêtée votre vie. Écoutez donc les vieilles femmes.
VOIX D’AGLAÉ DANS LE CHEMIN (1987) Lire la suite »
Et ce que je pense à présent, ce que vraiment je sens, cet ignoble petit pincement Sur la corde de la douleur, je le pense en cachette et à double cœur J’ouvre un tiroir secret, j’y écris mes désillusions Je n’ose te les dire. Prudente comme un serpent je rampe. Bovine je rumine. Pourtant, ce
BAISSE DE PRESSION (2006) Lire la suite »
Il y a dans ma vie une heure creuseJe l’appelais jadis l’heure de l’archange.Et pour la traverser, il me faut une rampeOù m’accrocher. Sinon l’escalier pencheEt je suis éjectée du circuitLe courant se débranchePetite épilepsie Partagez0 Partages
IL Y A DANS MA VIE UNE HEURE CREUSE (2005) Lire la suite »
Cette acousmateaux oreilles d’automatequi entend dans sa têtedes mots qui pètentet les écrit fébriledans le petit carnetqui lui sert de sébileest comme ces très vieilles dames qui parlent toutes seuleset dans le vide s’exclamenten s’inventant un dramePour qu’il y ait quelqu’unelles entendent des voixPour qu’il y ait des motselles allument la radioPour rester être humainelles
BELLE ACOUSMATE (2009) Lire la suite »
Étincelant de ne rien dire à ces grands arbres magnifiques il les mitrailla de déclics de son kodak électronique Mais dans sa grande majesté le soleil en fut offusqué le contre-jour lui fit la nique et il prit des photos ratées Paix à ses journées erratiques paix à son âme prolifique ses photos avaient la
ÉTINCELANT DE NE RIEN DIRE (2007) Lire la suite »
Fait beau. Changer de vie. Marcher. Grand air. Respirer au grand air. Chez moi c’est sous la mer. Trop de murs sans fenêtre Je suis un veau chagrin Requin Denté de caractères Écoutez-moi. C’est clair Je veux vivre au grand air Reprendre un bol De mes grands airs Partagez0 Partages
DÉCONFINEMENT (2020) Lire la suite »
Subtilement éternelle méritoirement femelle essuyant tous les sites encrant sa sarbacane sciant l’anse et cessant de valser, elle étale un grand geste drapé sur l’immobilité. Et pourtant téméraire et cependant osseuse et malgré tout pensante et sacrément muette la syllabe que voici vous tire sa révérence. Merci ! merci ! merci ! merci ô
À TRAVERS MOTS (1997) Lire la suite »
Ô vie aiguë sans importance ô ville Aux changements de métro qui respirent À grands coup de portes d’inox. Voix rauques Bramant dans leur portable. Affiches. Cartes. Plans. Bonne année 2006. Les petites tresses sculptées des Africaines Ne bougent pas d’un fil. Les regards noirs obliquent Les regards bleus rêvassent les paupières se ferment Les
Ô MÉTRO Ô VILLE (2006) Lire la suite »
Sur ses joues arrosées D’émotion juvénile L’éminence grise Remarquait mille Excuses volatiles Et remords qui gonflaient Son insolent babil D’un rire en bouclier Le malentendu fut Qu’elle étala ses cartes Sans nulle stratégie Sans le moindre repli Et lui d’un coup de patte La fit valser dans l’ombre De ses doutes sans nombre Partagez0 Partages
SUR SES JOUES ARROSÉES (2006) Lire la suite »
Je décrirai ce qui dépasseCe qui chante et ce qui passeFoudroyant ! le peu de tempsQue j’ai mis pour le trajetEn décrivantDans sa chemise ciel de villeCe génie un peu béantCe béni un peu néantUn peu gênant, moulinantSon débit de mitrailletteDoigt levé lippe en avantC’est du rap en gargarismeEstomac proéminentCalvitie, cheveux blancs,Vieux prophète, il en
JE DÉCRIRAI CE QUI DÉPASSE (2006) Lire la suite »
Il est parti, dit-on, sans nous laisser d’adresseSauf celle des télégrammes qui n’arrivent jamaisAvec notre intuition tombée dans le goudronNous tairons prudemment son nomEt cependant jamais nous ne nous soumettronsMalgré toutes les pressions toutes les prédicationsles contre-prédictions et les objurgationsNous lui téléphonerons depuis notre cachetteet nous lui demanderons,au lion qui a mauvaise réputation,Qu’íl nous envoie
IL EST PARTI (2006) Lire la suite »
Nouvelle expo de Marie-Noëlle Mathis « Pour ne plus y penser » dessins, peintures, collages, et poèmes, du 28 mai au 13 juillet 2022 à la Manufacture de Montolieu 20 impasse de la Manufacture 11170 Montolieu POUR NE PLUS Y PENSER (2012) J’ai voulu que ça soit un peu liquide j’ai voulu que ça tienne chaud
EXPO *POUR NE PLUS Y PENSER* DU 28 MAI AU 13 JUILLET 2022 Lire la suite »
Ceux qui volent dans le ciel Font exception au réel Dans les pavots les thuyas, Limpide, quelqu’un sort du bois. Lévitation de petite naine, la mésange entre dans l’arène Petite semaine, petite reine, quelle Eurydice vient vers moi ? Cette mésange, est-ce toi Mère endormie sous le lilas ? Trouant le ciel de ci, de
CETTE MÉSANGE, EST-CE TOI ? (2019) Lire la suite »
Il chaloupait sur les trottoirs avec son beau blouson froncé il marchait en roulant un peu d’un pied sur l’autre, et ce détail imperceptible boiterie m’intéressa comme une faille Ce garçon aurait-il du jeu ? Il m’embrassa sous réverbère rue de l’Abbé je m’en souviens de l’Épée au coin du Boul’mich n’était-ce pas un peu
IL CHALOUPAIT SUR LES TROTTOIRS (2006) Lire la suite »
Marcher en ville Être facile À petits pas Gréer tibias Respirer l’île d’un ici-bas où trente mille écarts fragiles font la samba D’anciens babils mon corps que mille petits plâtras indélébiles ont tatoué de sparadraps se souvient-il ? Je croise un chat un acacia un vieux Kabyle. J’efface les automobiles Poissons d’avril ! Au doux
MARCHER EN VILLE (2007) Lire la suite »
Demain, dans le train, somnolence. Je sais, je sais. Je dormirai. Ferai des mots croisés. Rêvasserai. Mais la distance est une ardeur déchirante à réveiller oui la distance est une sœur déchirante Partagez0 Partages
DEMAIN, DANS LE TRAIN (2007) Lire la suite »
Georges en le lisant j’ai tutoyé son âme morte son âme vive son âme dépressive en le lisant j’ai mélangé mon âme en grand danger de devenir plaintive à sa dérive ô pique-nique surréaliste que lire un livre un vif un mort font deux convives une rumeur une ombre grise d’absence éprise et sur un
EN LE LISANT J’AI TUTOYÉ (2007) Lire la suite »
Si troublée car j’écris dans le train si public Cette interrogation cette inquiétude oblique Cette vague détresse cette moite réplique Ce malaise avivé cette œillade élastique Comme c’est vivant sous tes paupières Métro Glacière Brûlant regard qui te perdis Dans l’inexorable alibi Du Temps qui fuit Partagez0 Partages
SI TROUBLÉE CAR J’ÉCRIS (2000) Lire la suite »
C’est un chagrin bien musical De le voir s’éloigner, ce petit diable ingrat Il frétillait de joie en arrivant chez moi. Il frétille de joie en suivant son grand-père Qui charrie le grand sac rempli de ses affaires. « Ah, je peux sauter sur le lit, dis-moi ? ‑ Non, mon petit bonhomme. Juste
LE PETIT BONHOMME DE QUATRE ANS (2005) Lire la suite »
Tentée par le chaos tentée par le manège des étoiles le poudroiement cosmique le bal qui prend la tangente et dévoile un grand trou noir au centre des clartés. Non, je ne le suis pas. Tentée. Je suis plutôt un peu trop douée J’entre plutôt trop facilement Dans cette transe dans ce foutoir Dans
LA TENTATION DU CHAOS (2005) Lire la suite »
Le métro de la dissonance Écrase une aciérie qui danse. Jambes croisées doigts enlacés L’un prie, l’autre a le dos courbé Sur l’écran tout petit qui sonne, Bureau de nain, tablette morne, Il téléphone à Perséphone Qui dans le métro nous espionne Chantez, dansez, dieux souterrains boyaux d’attentes fourvoyées passacaille au dentier qui branle
LE MÉTRO DE LA DISSONANCE (2005) Lire la suite »
Les bonheurs Que j’essuie Immobile Dans ma cuisine Sont un cristal Très tranchant Quand ils ont chu Partagez0 Partages
LES BONHEURS QUE J’ESSUIE (1978) Lire la suite »
Mercredi 2 novembre 2011 Venu à bout. Rendu un texte à Marianne pour son « Jude » (Jude de Jude de Jude de Jude !!) (aphorismes dans bouteille à l’amer, je l’aurais fait, et merde, comme je vous l’ai dit ça vaut mieux d’envoyer quelque chose et qu’on le refuse que de renâcler devant l’obstacle. – Mmww).
NOVEMBRE 2011. DE LA VIE À NE SAVOIR QU’EN FAIRE Lire la suite »
Le matin Était là. Moi aussi. J’y ai mis Le pied droit Le pied gauche Y ai trempé La main droite La main gauche Et aussi Mon visage Cette ébauche Épanouie. J’ai crié Au matin : Je suis là ! Le soleil M’a souri Il m’a dit : Moi aussi ! Je
LE MATIN ÉTAIT LÀ (2007) Lire la suite »
Est-il si gros ?Il m’enfonce le coude dans les côtesen compulsant un document qu’il lit avec satisfactiontoutes pages déployées tous coudes écartéset les genoux ouverts à 45 degrésOn dirait que c’est écrit en anglais.Tant pis mon grosPour me vengerJ’écris sur toiEt sous ton nezLe mal que je pense Des gens comme toiGros bouffis roisQui dans
EST-IL SI GROS ? (2007) Lire la suite »
C’est un devoir pour moi mes chers amis mes chers amants que de décrire par le menu par le tamis les sudations de ce tapis qui me tient lieu de temps présent mais ce terreau mes chers amis mes chers amants est plus aride que la fibre du pin bleu quand on l’a réduite
L’HORREUR DE L’ENCRIER (1977) Lire la suite »
J’ai eu longtemps l’âme banlieusarde peut-être l’ai-je encore un peu hagarde J’ai eu l’âme périphérique J’ai eu l’amour peu concentrique Et je me suis promenée comme En ville on fait une razzia Allez savoir pourquoi je me sentais au bord du monde Le centre n’était pas pour moi Pourquoi ? Rond de fumée
ÂME BANLIEUSARDE (2006) Lire la suite »
élucubration vaste gargarismed’affabulations la plainte éternellenon ce n’est pas elle ça vient de plus loinla voix qui se plaint ça vient de plus loin Partagez0 Partages
VASTE GARGARISME (2007) Lire la suite »
Après ce qui nous est arrivé Il nous est arrivé de naître Nous sommes nés d’un père et d’une mère D’un corps mâle et d’un corps femelle Après ce qui nous est arrivé Il nous est arrivé ce mélange impossible Rien ne se brasse tout se bat Notre cœur bat Rien ne s’épouse Après ce
APRÈS CE QUI NOUS EST ARRIVÉ (2009) Lire la suite »
Petite rotation terrestre quand je remets mes lunettes la matinée à ma fenêtre me dit : sors. Il faut renaître La Terre a fait un tour complet Mais moi, dans mon lit, pas un geste. Le matin dit : quelle paresse ! Remets donc un peu ses lunettes au jour qu’on est sur la
PETITE ROTATION TERRESTRE (2007) Lire la suite »
Ce matin la rue Se fracasse et rue Le camion-poubelle Verse dans sa benne Bruit qui tonitrue Flacons concassés Pots pulvérisés. Nos champagnes bus Trinquent dans la rue Éclats saccagés La rue retentit De gosiers brisés. La fête est partie Se faire usiner Ne vous en faites pas Une fois recyclée Elle reviendra Qui a
CE MATIN LA RUE (2020) Lire la suite »
J’attendrai dorénavant Quelque chose de saillant pour griffonner quelques mots lorsque je prends le métro, dit-elle à l’alter ego. Puis elle monte dans la rame. Onze stations. Pas un drame. « Patientez quelques instants » Un silence impressionnant. Bientôt Nation. On descend. On est descendus. J’entends : « Allô Patricia, bonjour ! sur le
QUELQUE CHOSE DE SAILLANT (2005) Lire la suite »
Le printemps est entré par la porte Il a giflé le carillon. Mes cils se sont pris dans les pistils. Éclore a cassé ses lunettes comme une coquille. Dans la cuisine, des éclats de rire dessinent des triangles aigus C’est le bruit que font mes enfants domestiquant l’instant critique où l’on passe de petit
LE PRINTEMPS EST ENTRÉ PAR LA PORTE (1981) Lire la suite »
Je me souviens qu’enfant du jour où l’on m’a donné de la dramamine je n’ai plus jamais eu mal au cœur en automobile je me souviens que j’ai appris plus tard qu’on en avait donné aux soldats alliés pour le débarquement de Normandie. Mais nous, dans la Peugeot, nous n’allions pas en Normandie. Nous
DRAMAMINE (2019) Lire la suite »
À Paris, dans le bus 28 sous la pluie mêler sa rêverie à des mots d’Albert Londres. Psalmodier Héthéens, Amorrhéens, Phéréziens, Jésubéens, en regardant la tour Eiffel. La vie est un curieux mélange n’est-ce pas ? Au bout de l’avenue de Breteuil, des platanes écartent les bras. Les Invalides bouchent l’horizon. Lord Balfour avait dit
LIRE ALBERT LONDRES DANS L’AUTOBUS (2019) Lire la suite »
Sachez-le.Et le Matricule des anges en parle encore en janvier 2020 :« Emblématique de la jeunesse de 1968, la jeune Dominique Proy cherche sa voie dans la prose, les rencontres et le mouvement »-> https://lmda.net/2020-01-mat20952-dominique_proy Elle en fit, couler de l’encre : Partagez0 Partages
MARIE-NOËLLE MATHIS, c’était DOMINIQUE PROY ! Lire la suite »
Un nuage de lait dans le thé un rien de mélancolie dans l’été un doigt de mécontentement dans l’extase oui je sais il me manque une phrase hier soir la salière s’est cassée et les tessons se sont vengés passez-moi le beurre s’il vous plaît trace de sang sur le carrelage en tessons
UNE TRACE DE MOISI DANS L’EXTASE (2011) Lire la suite »
Ce soir au parc c’est l’heure exquise – il est déjà vingt heures vingt-six – les pigeons broutent les corneilles craillent les poissons piaffent et les joggeurs plient férocement la jambe droite en arrière s’attrapent le cou-de-pied se collent le talon à la fesse ils se mortifient ils souffrent pour être beaux ils expient leur
JOGGEURS DU SOIR (juin 2019) Lire la suite »
Il était matérialiste le pope communiste il m’a dit dieu te visite vertèbre à vertèbre tes os tes tendons tes muscles considère-les comme une force mystique fais un peu de gymnastique pour être en état quand tu ressusciteras la résurrection ma chère ne vient pas dans l’au-delà c’est aujourd’hui-même dans ce café-crème entre toi et
IL ÉTAIT MATÉRIALISTE (2007) Lire la suite »
La grand-mère a chanté sa berceuse au petit nourrisson qui s’étrangle, et dont l’iris gris-bleu ne distingue qu’un trouble. Il entend cependant les précises lueurs d’une grammaire ovale lui pénétrer le cœur. La langue avec son corps joue à la mandoline. Il digère les sons dans l’émulsion du lait et des philologies, que la
BERCEUSE (1977) Lire la suite »
Métro Glacière. Musicien devant moi assis. Croquis De sa jambe allongée raidie Prise dans une attelle noire Qui va de la cuisse au tibia Gouttière aux lanières outremer. Encore un qui boite. Guitare. Place d’Italie il scratche, Détache défait décolle Deux des attaches de l’attelle. Il va descendre. Il se prépare. Se mord les lèvres
MUSICIEN BOITEUX (2005) Lire la suite »
Depuis soixante-six ans Le bout de mon nez Dessine Un petit fil invisible Et ininterrompu Qui se dévide Dans l’atmosphère. Quelle forme a-t-il ? Quelle forme a-t-il ? Et que dessine Ah quelle énigme ! Le bout de mon nez Dans l’atmosphère ? Ligne illisible Sinusoïde Oxygénée Cabalistiques Mots attachés Une sentence inachevée
LE BOUT DE MON NEZ (2006) Lire la suite »
I Ce soir, j’ai changé de chambre, et j’ouvre la fenêtre J’entends passer le temps dans la rue de Croissy C’est la clarté tranquille des rameurs de la nuit J’ai quitté le côté jardin pour le côté des bruits Qui sème à quatre roues de mystérieux passages. Pourquoi j’ai fait cela ? Mon aîné est parti
OCTOBRE 1980. DÉSORMAIS Lire la suite »
Je passe le conspirateur sur la moqueuse conquête de mon long mauvais vouloir de mon long cou noir la machine à délaver fait du bruit dans la cui-cui de l’usine où cuit ma bobine et le rai frigide a peur sous la porte des vapeurs de passer son courant d’heure le soleil au
JE PASSE LE CONSPIRATEUR (2007) Lire la suite »
Les séneçons ? ils sont fauchés, Les jacobées. Tu n’entends pas le bruit Dans la prairie ? Le moteur du cultivateur ? Les jacobées ? tu les aimais Quand ils ployaient faisant des signes Les séneçons ? Non, tu ne les Verras plus dans le vent danser car le berger les a fauchés
L’HEURE DU BERGER (1983) Lire la suite »
J’y cours j’y vole Charmant bémol En cabriole Courir l’instant Dans l’autobus Faire des rébus Dans le métro Chercher mes mots Banlieue lointaine Franchir la Seine Au Châtelet Changer de quai Sortir de terre Frôler Nanterre Voir des usines Croiser une île Que la distance Est étonnante Bel entrechat J’y suis déjà Sortie
J’Y COURS J’Y VOLE (2008) Lire la suite »
Je croque dans le TGV un voyageur sur mon carnet je suis assise côté couloir dans le sens de la marche et lui côté couloir dans l’autre sens. Entre lui et moi une diagonale et l’allée vide il ne remarque rien il lit mais au bout d’un moment une sensation le pique il lève
CROQUER UN VOYAGEUR DANS LE TGV (2017) Lire la suite »
Je suis allée chez lui Il avait les paupières froissées Je lui ai dit Vous avez l’air mal réveillé Il a eu l’air froissé J’ai regretté Ma fille Avale ta salive Tu es trop agressive Il a regardé ses notes, il m’a fait son ptit résumé Quel maladroit C’était à moi de m’en charger J’ai
1er MAI 2009. LE PSY, MATZNEFF ET LE MARSOUIN Lire la suite »
5 mars 2009 Avec Armelle dans un tunnel. Le tunnel de la Défense. NOUS AVONS gagné UN BILLET GRATUIT POUR PARTIR EN BRETAGNE. En Espagne. Ailleurs peut-être. Un voyage agréable à deux. Je me charge de tout elle attend. Je vais au guichet échanger le coupon trouvé dans un journal contre le billet. Voilà, c’est
MARS 2009. CLINIQUE DES PAGES Lire la suite »
Le 5 septembre 2008 On est désespérée. On ne sait plus qui on est. On n’a jamais voulu le savoir. On attrape une pomme de reinette rouge striée de jaune et de vert, on saisit un couteau de cuisine, on vérifie que la lame est en inox, à cause des vitamines. On épluche un quartier,
AUTOMNE 2008. AUTOPORTRAÎTRES Lire la suite »
« Résiste ! Résiste ! Supporte ! Va jusqu’au bout ! Meurs ! -… Mais c’est quoi, ça ? Qui parle ? Quel est ce haut-parleur ? – Les Heures ! » Partagez0 Partages
RÉSISTE (2017) Lire la suite »
Au 27 rue de la Glacière Les employés du maire Sont passés cette semaine Et son sommeil a bien changé À l’habitant du porche. Ils lui ont retiré Son canapé ses cartons ses canettes Ses oreillers ses poussettes Ses vieux traversins ses caissettes Il dort maintenant recroquevillé Comme un gros saucisson ficelé de crampes et de
L’HABITANT DU PORCHE (2007) Lire la suite »
Souvenirs pour Shérane Je viens d’un autre monde, chère enfant.Quelques souvenirs en vrac.D’abord, le débarquement. La maison est petite, le temps radieux. Le village s’appelle Maillebois. Mon père ouvre la grille. Avec nous, il y a Totti. C’est mon frère. Maman, elle, n’y va pas. Elle reste, à cause des jumeaux. Nous, nous allons à
26 JANVIER 2009. PETITS TABLEAUX D’UN AUTRE MONDE Lire la suite »
Un jour de mélancolie ordinaire je suis allée au cimetière pique-niquer au Kremlin-Bicêtre Plutôt que d’aller au resto je sortis donc de mon bureau franchis l’avenue de Fontainebleau où grondaient bus et tombereaux puis m’enfonçai à pas petits dans ce lieu-dit dans ce lit clos où bruissait l’âme des tombeaux J’y admirai les
MON ÉPITAPHE (2007) Lire la suite »
Bonjour, monsieur Monet, que faites-vous donc là Le chevalet planté sur le pont de l’Europe ? ‑ Je peins. J’attends mon ami Caillebotte Celui qui peint ceux qui rabotent. J’attends aussi mon temps, mon heure. ‑ Mais que peignez-vous ? – La tranchée Où les Batignolles éventrées Laissent monter l’encens des fumées ferroviaires À la
BONJOUR, MONSIEUR MONET (2006) Lire la suite »
Ombre éternelle, ô mon visage, si fuyant, inconnu de moi, je ne saisis que ton reflet comment croire aux autoportraits ? De son visage, on ne voit rien. On ne distingue à peu près bien son corps qu’à partir du sternum. Plus haut, c’est le trou. Le fantôme. Quel est cet angle qui m’échappe
OMBRE ÉTERNELLE (2006) Lire la suite »
Une éducation catholique de Catherine Cusset – La Critique parisienne n°72, 4ème trimestre 2014 Le siècle des nuages de Philippe Forest – La Critique parisienne n°66, 4ème trimestre 2011 Monet, une vie dans le paysage de Marianne Alphant – La Critique parisienne n°64, 4ème trimestre 2010 Sur le Web. « Pâlir de la fenêtre bleue
MES ARTICLES DANS *LA CRITIQUE PARISIENNE* Lire la suite »
NOVEMBRE 1981. Encore un dimanche que j’ai passé à préparer ma mort c’est-à-dire à écrire, plutôt qu’à m’occuper des vivants, Clara et Bo, qui, l’un, regarde la télévision, l’autre, gelée, s’enveloppe de lainages dans sa chambre et travaille (je suppose). Je suis triste. Rémy qui a passé les vacances de la Toussaint ici avec un
2005. CLÉA et DOMINIQUE – ou UNE INTERLOCUTRICE MUETTE QUE LA COLÈRE ÉTOUFFE Lire la suite »
Il fait tard. La nuit tombe. Seuls les morts se penchent sur mon sort Surtout, faire bonne figure Avoir les yeux bien propres quand je regarde l’autre Il fait très doux ce soir Je m’assieds sur un banc Le vieil ami est là souriant, bonhomme. Je lui pose une question « Qu’est-ce
LE VIEIL AMI EST LÀ (2019) Lire la suite »
C’était un jour de mensurable été Où la table était mise habillée de chemises Et le vin renversé rouge au flacon teignant De son sang conversé les étoffes nappées Racontait une histoire aux enfants embusqués La famille était là réunie sous le chêne Et le photographe immortalisait la scène Chacun riait de cet instant
PHOTO DE FAMILLE : COMMUNION SOLENNELLE (2019) Lire la suite »
« Je voudrais un bic… pour écrire ! ‑ Je ne vends pas ça… cet article… » Je secoue la tête, je dis « tant pis ! » avec un grand sourire, Puis je la vois se retourner Attraper un pot de plastique débordant de petits crayons, fagots de mots, fagots de chiffres qui ne
PRIÈRE POUR LA BURALISTE (2019) Lire la suite »
J’ai bien du mal parfois à regarder les hommes Sauf à travers mon appareil-photo. Je les photographie de dos je les photographie à la sauvette je désactive mon flash dans le métro je les prends, clic ! je trouve qu’ils sont beaux surtout quand ils lisent d’un air très calme les traits détendus concentrés secrétant
POÈME DE PHOTO À LA SAUVETTE (2019) Lire la suite »
Fille d’azur ô créature ensommeillée arraisonnée ou ennuyée lorsque tu poses tes reflet roses Vénus tu l’oses le vendredi sur un trépied modèle vivant à l’atelier quand je dessine ton humérus est-ce que je t’use ? Je suis venue charbonner ton architecture en clair obscur chiffonner ton apparition sur du Canson jeune Vénus est-ce que
ATELIER DE NU (2019) Lire la suite »
J’ai voulu que ça soit un peu liquide j’ai voulu que ça tienne chaud J’ai voulu que ça soit reconnaissable et j’ai crié : apparaissez, formes humaines Quatre silhouettes sont apparues Alors j’ai murmuré : et vous, lettres de l’alphabet, faites-moi signe ! la lettre epsilon me plaisait j’ai voulu habiller et
Vieux ancêtres cherchant peau neuve dans un dessin pas clair étiez-vous donc en mal d’une œuvre ? Faisant de la vie votre veuve vous étiez un papier de verre sur la peau mince d’un remords Oui, sur l’épaisseur d’un record sur la peau d’un bébé sans corps vous étiez bien à votre affaire. Oh, plus
VIEUX ANCÊTRES CHERCHANT PEAU NEUVE (2019) Lire la suite »
Qui me lit ? Qui m’écoute ?? Toi, mon père, là-haut ? Toi, ma mère ? Mon grand frère inconnu ? Mon aîné ? Mon puîné ? Cela en fait du monde penché sur mes cahiers !! (Je veux dire mon PC.) Ils ont été, ils sont. Toujours. C’est la durée qui dure. L’intuition
À QUI ME LIT (2015) Lire la suite »
Tenir un journal ou bien tenir le jour Tenir en tenaille le jour sale Tenir ! Tenir un nocturne journal se faire un goutte à goutte d’insomnies cérébrales tenir la nuit comme on retient son dogue par un collier de cuir hérissé de métal On ne dit pas tenir un nocturnal tenir un
TENIR UN JOURNAL (2010) Lire la suite »
Nom de nom de nom de nom de rom de rom de ripou de rutabaga de rutagatave de turlututare de forture de foutyle de cadran solaire ! ouille ouille aille ailla ailleurs aillaxe ! eh quoi ? le cœur de l’artichaut blettit et, quoi, le machoine macintosh est bien loin d’obeyoir aux jurons. Foin de
Mon fils aîné s’esclaffe lorsque cessant mes cachotteries Et prenant mon courage à deux mains à Montreuil je lui dis que je cherche un éditeur pour mes poèmes de nuit. Je veux, lui dis-je, émerger au grand jour, cesser de murmurer des confidences à de simples tiroirs. Et le voilà plié en deux de rire
19 DÉCEMBRE 2006 – MAIS L’ÉDITION PAPIER C’EST MORT Lire la suite »
Matin. Salle de bains. Lit. Lecture. Manuscrit. Classement. Téléphone. Crème anti-ride et mascara. Me parfumer l’aisselle avec du Samsara Ça prend du temps, tout ça ! J’ai une p’tite vie bien symphonique Je cours après, c’est diabolique. Prendre le courrier. Descendre la poubelle. Banque. Publicités. Répondre aux mails. Bulletin de salaire à éplucher. Panique Et
RADIO-RÉVEIL (2006) Lire la suite »
Je suis une augmenteuse de monde (autant dire une sacrée menteuse) pourtant je dis (parfois) la vérité (la chose est compliquée quand on a la folie des grandeurs, car la vérité n’est jamais plus grosse qu’une petite souris) elle n’a qu’un très petit filet de voix je m’efforce de parler juste j’ai beaucoup de mal
JE SUIS UNE AUGMENTEUSE DE MONDE (2018) Lire la suite »
Bon Dieu ! Mais bon Dieu de bon Dieu ! Que suis-je devenue dans tout ça ? Et qui suis-je devenue ? Ce soir, j’ai les paupières en eau gazeuse au détour du trottoir L’évidence me saisit : Qui suis-je ? Dieu de Dieu ! Mais j’ai complètement oublié Avec ces années de saloir De
BON DIEU MAIS BON DIEU 2 (2001) Lire la suite »
Sur Internet je suis allée À la pêche au Bonnard et au Klee Bonnard partout s’éparpillait Dans les trous, Klee se dissimulait Téléchargeant mon aventure De bon art j’emplis mon panier D’un tour de clé dans la serrure j’ouvris le pré de la peinture Ouvrant des yeux de marguerite Je contemplai mille évidences
SUR INTERNET JE SUIS ALLÉE (2006) Lire la suite »
« M’identifier à toi, te prendre pour modèle » Oui, j’ai écrit cela à Bérénice. Cela l’affole et lui déplaît. Elle me vole dans les plumes, me met en demeure de m’expliquer. Trajectoires différentes. Suivre ta trace ? Ou te suivre à la trace ? (Bizarre mes lapsus : j’écris Travers, Tracas, gravats, Travée, Entrave…) Je rouspète, je
6 NOVEMBRE 2006. À B. IN PETTO Lire la suite »
Je savais quelque chose de bizarre je savais quelque chose que vous savez tous je savais quelque chose de très difficile à dire je savais quelque chose de presque impossible à traduire Je savais quelque chose de stupéfiant Je savais quelque chose que vous connaissez tous – c’est le creux de ma chambre qui me
TEXTE HERMÉTIQUE,OU FAUTE DE MIEUX (2019) Lire la suite »
De: « Marie-Noëlle » À: « Bérénice » Objet: Re: Vivement tes poèmes Date: samedi 4 février 2006 20:04 —————————————— Pas facile, d’envoyer ses poèmes en chantier à imprimer à autrui ! Heureusement que c’est toi !! (Tu peux lire, j’aimerais même, mais tu n’es pas obligée)… (Bizarre, c’est comme si mon ordinateur sagace s’était mis en panne d’imprimante
2006. À BÉRÉNICE Lire la suite »
Retour de Vallouise. Perte de continuité. Je peignais, peignotais. Ça s’interrompt. Écrire un poème par jour, depuis début 2006, interrompu aussi. Cassé. Exercice peut-être lié à ma correspondance avec Fr ? Sans doute à une croyance, une foi, une espérance, concernant cette relation. Qu’on allait inventer quelque chose, ouvrir un sentier inédit dans la jungle des
17 MARS 2006. MALAISE AVEC FRED Lire la suite »
Lire ce que j’ai écrit ? Quand j’aurai le dos tourné, vous pourrez. Attendez mon absence, svp. Quand ma chair ne sera plus là. Quand mon corps sera hors d’atteinte. Quand j’aurai retissé ma peau que tout regard déchire. Retricoté les mailles qui filent. Mon enveloppe pare-excitation est trouée. Mon enveloppe pare-persécution a
ATTENDEZ MON ABSENCE (2010) Lire la suite »
Demain le printemps. Hier soir, travaux écrits de binage, labourage de plates-bandes. Qu’est ce qui va sortir de ces retournements de terreaux ? Feuilles mortes en décomposition, jeunes pousses d’un vert acide ? Quelle musique composer de l’instantané des propos qui fusent, alouettes ou mésanges, et du chant oublié de la mémoire ? Avec ces énormes
Mon frère hier M’y voilà donc, dans ce petit enclos. Tranquille. Il est quinze heures. Avec mon sécateur, Des graines en sachet, mon cahier d’écolière. Ce petit paradis perdu plein de vélos S’agite feuille à feuille. C’est la cour de l’immeuble. Des bruits d’avion râpent son ciel pleureur. L’orage n’est pas loin. Un vent tournoie.
MAI 2005 MON FRÈRE HIER Lire la suite »
Bien occupée à l’île d’Yeu avec le jeune Bastien, Clara, Francis, Mélinée fille d’icelui et François gendre plus petite fille de deux ans, Lulu (ressemble à un petit hamster, mais, chut !! ne pas répéter !!) Les jeunes enfants, quel esclavage !! Impossible de lire, dessiner ou même vaguement penser !! Dieu merci, Bastien est
SEPTEMBRE-OCTOBRE 2005 JOURNAL E-MAIL Lire la suite »
Est-ce prier que trifouiller comme je le fais dans de diaphanes états de l’âme qui peine à luire au jour mordant ? Un bref printemps à faire jouir à faire crisser de cellophane comme un tremblant cœur de pivoine c’est le programme Est-ce prier ou marmonner ? Et prier qui ? Ce court
EST-CE PRIER ? (2007) Lire la suite »
Elle est en retard. J’ai faim. M’impatiente. Allume le gaz sous la poêle. Tant pis, trop faim. Comme disait Mamée, « ça va la faire venir ». C’est vrai qu’il est déjà deux heures et demie passées. Justement. On sonne. « Coucou ! » Je dis : « C’est au premier. » Des fois qu’elle aurait oublié. Elle n’est
JEUDI 14 AVRIL 2005. BÉRÉ VIENT Lire la suite »
De toutes façons, Bérénice n’est pas dépressive ! Elle ne sait pas ce que c’est. Quand elle se lève le matin, toute sa vie n’est pas à reconstruire, depuis A jusqu’à Z. Elle ne se lève pas brouillardeuse comme un fragment de tombeau… Elle pose le pied au sol et va boire son café dans
BÉRÉNICE N’EST PAS DÉPRESSIVE (2008) Lire la suite »
Il faut pouvoir s’emparer cher ami des grands temps incandescents il faut savoir s’emparer chers enfants de ces grands pans de siècles encore tout frémissants de vérités que personne n’a suivies Le temps a laissé traîner derrière lui des soieries des traînes de mariées des scories elles ont balayé la poussière nous éternuons dans leur
FUTUR ANTÉRIEUR (2019) Lire la suite »